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    Pour un dialogue Pacifique

    • Isâm Imâd
    • Ibrâhîm Muntu Betu, Margaretta Maria Devolder et Sumayyeh Ibrahim Khalili Tabrizi
    • Direction génerale recherche, Service des traductions, Département des Affaires Culturelles, Assemblée Mondiale Ahl-ul-bayt (a.s)
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    Pour un dialogue Pacifique
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    Préface de l’écrivain
    Louange à Dieu, nous Le louons et implorons Son aide et Son pardon, ainsi que le refuge contre les turpitudes de l’âme et les conséquences de nos actes, car ne sera pas égaré celui que dieu aura aidé et ne sera pas guidé celui à qui Dieu n’aura pas montré Sa Voie.
    J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors de Dieu, l’Unique et Sans pareil et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Son envoyé.
    Ô vous qui avez cru ! Craignez Dieu comme Il se doit et ne mourez qu’en Soumis.
    Gens ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, puis de celui-ci, il a créé son épouse, et Il a fait naître de ce couple, un grand nombre d’hommes et de femmes. Craignez Dieu à qui vous adressez vos requêtes. Dieu est vraiment celui qui veille sur vous .
    Ô vous qui avez cru! Craignez Dieu, et parlez parole droite afin qu’Il réforme votre conduite et vous pardonne vos péchés. Quiconque, cependant, obéit à Dieu et à Son messager, réussit certes d’une grande réussite.
    Selon moi, l’entente et la cohabitation pacifique entre les musulmans ne peuvent se réaliser qu’à travers de belles manières et l’honnêteté dans le dialogue.
    Si les méthodes de dialogue n’entrent pas dans un contexte scientifique, nous ne pourrons pas espérer réaliser une entente entre les deux parties, qui ne feront que s’éloigner d’avantage l’une de l’autre.
    Le dialogue entre les écoles islamiques comporte plusieurs aspects qui méritent d’être explorés:
    I. Ce n’est qu’à travers un dialogue pacifique que nous pourrons arriver à créer cette entente et résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les musulmans.
    II. Le dialogue pacifique est l’unique moyen pour empêcher la dispersion de la Communauté Musulmane.
    Ce livre tente de réparer les conséquences néfastes d’anciennes discussions entre les adeptes des différentes écoles musulmanes. Grâce à mon expérience du wahhabisme et de douze ans, passés à dialoguer avec les adeptes de cette école, j’ai pu découvrir la méthode la plus saine pour engager le dialogue avec les wahhabites dont j’ai été un des défenseurs les plus fanatiques.
    Il faut noter que le succès du dialogue avec les wahhabites dépend formellement du respect des points suivants:
    1. Cherchons préalablement à gagner la confiance de la partie adverse, en indiquant que ce dialogue ne concerne pas un sujet de doctrine, mais qu’il s’articule plutôt autour d’un verset ou d’un hadith, ou d’une partie de ce verset ou hadith, car les wahhabites n’ont pas la souplesse d’esprit qui leur permette d’appréhender d’un coup, toute la réalité du chiisme duodécimain.
    Il est préférable d’avancer pas à pas, d’un verset à l’autre et d’un hadith à l’autre. Naturellement, avant d’engager le dialogue, il est important de faire comprendre à la partie adverse, la nécessité de rester conformes aux normes d’un débat scientifique, utilisé dans toutes les universités, et qui consiste à focaliser notre attention sur un point précis, à le développer pour faire, petit à petit, la lumière sur l’ensemble du sujet et pour aboutir à un résultat satisfaisant. La même méthode doit être utilisée avec les wahhabites pour leur permettre d’appréhender les principes du chiisme.
    2. Quand nous engageons le débat, nous commettons souvent l’erreur de ne pas commencer par le hadith Thaqalayn. En commençant par mentionner les vertus de l’Imam Ali (que la paix de Dieu soit sur lui ), nous donnons l’occasion à la partie adverse de revendiquer des vertus similaires en faveur d’autres Compagnons. Cela conduit le débat à l’impasse car il faut ensuite faire comprendre aux wahhabites que le fait de revendiquer certaines vertus en faveur d’autres Compagnons, ne constitue pas une raison valable pour les considérer comme des modèles, contrairement au hadith qui comporte cette indication au sujet de l’Imam Ali (que la paix de Dieu soit sur lui ).
    Si la partie adverse choisit d’ouvrir la discussion par le Coran, il est préférable de commencer par le verset Taţhîr (la purification) et celui de la Wilâyat (la régence spirituelle), car il existe une relation entre ces deux versets et aucun sunnite ne peut citer le verset Tathîr sans évoquer l’événement de Kisâ’ (Le manteau) qu’il sait être en rapport avec le hadith « Thaqalayn ». De plus, aucun musulman ne niera la relation entre le hadith « Thaqalayn » et celui de « Kisâ »‘. Par conséquent, la discussion sur le verset « Tathîr », nous conduira inévitablement au hadith « Kisâ », puis au hadith « Thaqalayn ».
    J’insiste sur la nécessité d’engager le dialogue avec les wahhabites avec le hadith « Thaqalayn », à cause de l’importance que le saint Prophète (que la paix de Dieu soit sur lui) lui donna jusqu’à la fin de sa vie. Le saint Prophète (a.s.s.) a déclaré que le recours au Thaqalayn (les deux trésors) sauvera la Communauté des divergences. Le Hadith « Thaqalayn » est le dernier message que le saint Prophète (que la paix de Dieu soit sur lui) ait laissé à sa Communauté.
    Grâce à l’expérience que j’ai acquise, je suis arrivé à la conclusion que le hadith « Thaqalayn » était le principal facteur pouvant contribuer à l’évolution intellectuelle des musulmans, sunnites ou wahhabites, et à leur ouverture au Chiisme C’est à juste titre que j’insiste sur l’intérêt de commencer la discussion par ce hadith, dans le cas contraire, nous n’aboutirons à aucun résultat positif.
    Il est évident que dans ces débats, nous ne visons rien d’autre que l’adhésion des wahhabites à l’école des Ahl-ul-Bayt (les gens de la maison du Prophète) que la paix de Dieu soit sur eux, car nous ne doutons pas du fait qu’ils suivraient la vérité s’ils la connaissaient.
    Dans tous mes débats, je n’ai jamais eu le moindre soupçon vis-à-vis des wahhabites que j’ai toujours considérés comme des malades ayant besoin d’un médecin pour les soigner et non comme des récalcitrants ou des gens de mauvaise foi.
    J’essaie toujours de me rappeler l’époque où j’étais wahhabite et comment j’ai suivi la vérité quand je l’ai connue. Ce livre est rédigé de façon à inspirer confiance aux musulmans lors des entretiens, comme je l’ai expérimenté personnellement.
    Pendant les douze ans que j’ai passés à dialoguer avec les wahhabites, je me suis rendu compte de la sévérité sans précédent, qui domine ces débats. Bien que les divergences entre chiites et sunnites datent de longtemps, elles n’ont pourtant jamais atteint l’ampleur des conflits qui opposent les chiites et les wahhabites.
    C’est avec l’apparition de Muhammad bin Abd ul-Wahhâb que ces divergences d’opinion se sont amplifiées et transformées en conflits profonds, créés et encouragés par les étrangers à travers cette secte, pour diviser la communauté musulmane. En effet, seuls les ennemis de l’islam profitent de ces divergences. Nous devons donc essayer de nous conformer aux normes scientifiques afin d’écarter la zone d’ombre qui plane sur les débats et obtenir de meilleurs résultats.
    3. Dans ces débats, essayez toujours de mettre en évidence le rôle des Omeyyades et des hypocrites qui cherchaient à couper la majorité des musulmans, des Gens de la demeure du Prophète (a.s.s.), ceci pour faire comprendre combien ils se sont éloignés du hadith Thaqalayn.
    Depuis que j’ai abandonné le Wahhabisme au profit du Chiisme, je me suis efforcé d’élaborer une méthode adéquate pour dialoguer avec les adeptes des différentes écoles de pensée islamique et je suis convaincu que sans cela, les discussions n’aboutiront à rien d’avantageux.
    Me fondant sur des bases sociologiques et psychologiques, j’ai élaboré cette méthode en trois étapes successives dont le succès dépend du strict respect des étapes.
    La question sémantique est une difficulté souvent rencontrée dans ces débats où les deux parties donnent parfois plusieurs sens différents, voire contradictoires, à un même mot. Par exemple, le sens que les wahhabites donnent aux termes Ismat (infaillibilité) et Taqîyya (discipline de l’arcane) ne correspond aucunement à l’interprétation qu’en donnent les chiites. Je pense qu’une interprétation claire et correcte des expressions religieuses joue un grand rôle dans l’évolution satisfaisante du dialogue.
    Toutefois, avant d’engager toute discussion, il faut que le wahhabite, à l’instar des sunnites, reconnaisse le chiisme comme l’une des écoles islamiques officielles et que le débat se situe entre deux écoles islamiques. Au cas où ils persisteraient à jeter l’anathème sur le Chiisme, il faudra leur faire comprendre qu’ils se sont écartés de la majorité des savants sunnites et que le dialogue avec eux n’est d’aucun profit.
    Je confie mon sort à Dieu. Dieu voit parfaitement Ses serviteurs
    Isâm Ali Yahya Al-Imâd
    année 1412 de l’hégire

    • Isâm Imâd
    • Ibrâhîm Muntu Betu, Margaretta Maria Devolder et Sumayyeh Ibrahim Khalili Tabrizi
    • Direction génerale recherche, Service des traductions, Département des Affaires Culturelles, Assemblée Mondiale Ahl-ul-bayt (a.s)
    • ISBN: 978-964-529-678-8
    • Assemblée Mondiale Ahl-ul-bayt (a.s)
    • Date de publication: 2011
    • Presse: Mujab