Osman, le troisième calife

Osman, le troisième calife

Osman, le troisième calife Le Conclave en l’An 24 A.H. A propos de la mort du Calife `Omar, nous avons déjà relaté comment, de son lit de mort, il avait nommé six électeurs parmi les Compagnons du Prophète afin qu’ils choisissent l’un d’entre eux comme successeur, et comment il avait posé une condition au déroulement […]

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    Osman, le troisième calife Le Conclave en l'An 24 A.H. A propos de la mort du Calife `Omar, nous avons déjà relaté comment, de son lit de mort, il avait nommé six électeurs parmi les Compagnons du Prophète afin qu'ils choisissent l'un d'entre eux comme successeur, et comment il avait posé une condition au déroulement de cette élection; celle-ci devait avoir lieu coûte que coûte en trois jours et ne pas dépasser ce délai. Après la mort de `Omar, lorsque l'enterrement fut terminé, Miqdâd réunit les électeurs, en l'occurrence `Abdul-Rahmân, `Othmân, Sa`d, Zobayr et `Alî, conformément à la volonté de `Omar. Talha n'était pas encore arrivé. Le conclave eut lieu dans la maison de Miswâr, un cousin de `Abdul-Rahmân. La porte de la maison était gardée par cinquante soldats sous le commandement d'Abû Talhah, afin d'empêcher quiconque, mis à part `Abdullâh, le fils de `Omar, d'y entrer. Celui-ci devait participer au vote, si nécessaire. Moghîrah B. Cho`bah et `Amr B. Al-`âç, se tinrent cependant près de la porte afin de laisser croire qu'ils avaient, eux aussi, un rôle à jouer dans cette affaire. Bien que, à présent, n'importe qui, et si insignifiant fut-il dans ses antécédents, ait pu croire avoir droit au Califat, vu l'exemple de la façon dont avaient pu accéder au pouvoir les deux premiers Califes, parmi les six candidats - électeurs, `Alî avait de loin le plus de titres pour revendiquer cette dignité, puisqu'il était : de noble naissance, le plus proche parent du Prophète et la personne la plus en contact avec lui depuis son enfance, et en raison de sa très profonde connaissance du Coran, de ses raisonnements judicieux, et enfin et surtout - mais ce n'est pas tout - parce que le Prophète l'avait proclamé comme étant son lieutenant et celui qui occupait auprès de lui la même position qu'occupait Aaron auprès de Moïse. Cependant, `Omar avait improvisé cinq autres candidats officiels pour rivaliser avec lui et ils gaspillèrent deux jours dans des disputes inutiles, chacun mettant en évidence son propre droit. Finalement `Abdul-Rahmân proposa de retirer sa revendication du Califat si les autres s'engageaient à élire un Calife de son choix. `Othmân fut évidemment le premier à accepter sa proposition. Les autres le suivirent, sauf `Alî qui resta silencieux. Lorsque `Abdul-Rahmân demanda à `Alî de donner son consentement, il lui dit : "Il faut tout d'abord me promettre que ton choix ne sera pas dicté par des considérations de parenté ni d'amitié, et que tu ne tiendras compte que du droit seul". `Abdul-Rahmân répondit : "Je te demande de t'engager à accepter le choix que je ferai et à t'opposer à tous ceux qui s'y opposeraient". Et `Abdul-Rahmân d'ajouter : "Pour ma part, je m'engage à ne pas être mû par un intérêt personnel ni par des considérations d'amitié et de parenté". `Alî accepta alors comme les autres, la proposition, et l'élection du Calife dépendit désormais de `Abdul-Rahmân seul. `Abdul-Rahmân eut une longue consultation avec chacun des électeurs séparément. Zobayr était en faveur de `Alî. On nesait pas avec certitude comment ni pour qui Sa`d vota. `Othmân vota pour lui-même, et `Alî fit de même. L'élection se restreignit désormais entre ces deux derniers, et on était à la troisième et dernière nuit de délibération.

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