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    LE DÉLUGE DE NOÉ FUT-IL UnitVERSEL?

    LE DÉLUGE DE NOÉ FUT-IL UnitVERSEL?

    • C. de KiRWNA.
    • L'ACADÉMIE DE BESAM
    • PARIS - 1899
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    LE DÉLUGE DE NOÉ FUT-IL UnitVERSEL?
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    LE DÉLUGE DE NOÉ FUT-IL UnitVERSEL?
    Historique des discussions auxquelles laquestion a donné lieu.
    S’il est, en matière d’exégèse biblique, une question qui ait naguère soulevé des orages, c’est assurément
    celle de l’interprétation du déluge de Noé  dans le sens de sa non-universalité.
    La polémique sur ce point a été particulièrement ardente entre les années 1880 et 1890. La thèse de
    la non~nnwersaHt~aHait à l’encontre de traditions respectaMesBiThabitudes d’espntplusjeurs fois
    sécuhures en pareil cas, le premier mouvement consStepresque toujours à s’insurger contre une interprétation
    nouvelle, surtout si elle semble devoir porter atteinte au dogmelui-même, trop facilement confondu
    avec des annexes sur lesquelles l’Église ne s’est jamais prononcée.
    Ce n’est pas, cependant, que longtemps avan~ les dates ci-dessus indiquées, diverses voix ne se fussent
    fait entendre en ce sens. Mais c’est, croyons-nous, le regretté François Lenormant qui, de nos jours a, le premier, sur le
    terrain catholique, sinon émis, du moins vulgarisé devant le grand public l’opinion que le déluge
    biblique pourrait bien n’avoir eu, même par rapport à l’homme et en dehors de la famille de Noé, qu’une
    universalité relative. Schoebel avait déjà exprimé, après Cuvier, cette pensée dans un opuscule d’ailleurs
    peu répandu et aujourd’hui introuvable (1). Avant Cuvier mêmeelle avait rencontré de sérieux
    adhérents car Le Pelletier, qui les signale sans les nommer, emploie toutes ses forces à les combattre.
    L’illustre géologue et ethnographe belge d’Omalius d’Halloy, non moins catholique sincère que savant
    éminent, avait, en 1866, dans un discours prononcé à l’Académie royale de Belgique, affirmé que les
    différences présentées actuellement par les diverses races humaines n’ont pu se produire depuis Noé, et
    que l’interprétation biblique qui fait descendre tous
    les hommes de ce patriarche pourrait ne pas être exacte. Cette opinion a été partagée depuis par un de
    nos anthropologistes les plus considérables, feu le vénérable M. de Quatrefages, dont les convictions spiritualistes et religieuses sont connues. Un jésuite français de la province belge, le R. P., Bellynck, qui fut un naturaliste distingué, appréciait
    cette vue nouvelle dans les Études religieuses d’avril 1868; et, s’il ne la faisait pas sienne, du moins
    reconnaissait-il qu’elle n’avait rien de contraire &
    l’orthodoxie.

    • C. de KiRWNA.
    • L'ACADÉMIE DE BESAM
    • PARIS - 1899