Fatima, Ali, et les fidèles du Messager d’Allah (saws)

Fatima, Ali, et les fidèles du Messager d’Allah (saws)

Comment ‘Ali, le successeur désigné par le Prophète (saw) fut destitué de son pouvoir et de ses droits Discours du Messager d’Allah (saw) à Ghadir Khumm : Désignation officielle de ‘Ali (as) comme successeur. A son retour du pèlerinage d’Adieu, Allah révéla à Son Messager (saw) :  » ô Messager, communique ce qui a été […]

  • DISCOURS DE REPROBATION DE FATIMA ZAHRA (P)
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    Comment 'Ali, le successeur désigné par le Prophète (saw) fut destitué de son pouvoir et de ses droits Discours du Messager d'Allah (saw) à Ghadir Khumm : Désignation officielle de 'Ali (as) comme successeur. A son retour du pèlerinage d'Adieu, Allah révéla à Son Messager (saw) : " ô Messager, communique ce qui a été descendu vers toi de la part de ton Seigneur; si tu ne le faisais pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protégera des gens. Non, Allah ne guide pas le peuple mécréant. " (Ma'îda, 5 : 67). Alors il descendit à l'étang (Ghadîr) Khom, à Al- Juhfah(232) qui était le croisement de trois chemins: celui de Médine, celui de l'Egypte et celui de la grande Syrie (Ash-Shâm).(233) Le Prophète (saw) attendit ceux parmi ses Compagnons qui étaient derrière et y fit revenir ceux qui avaient devancé.(234) Il se réserva alors une place sous quelques arbres à épines, qu'on eut d'abord déblayée. On appela à la prière(235) et le Prophète (SAW) prit place sous ces arbres(236) après qu'on eut tendu une pièce de tissu sur un arbre en guise de parasol.(237) Après avoir fait la prière du Dhuhr à une heure très chaude de la journée,(238) il donna son sermon qu'il commença par les louanges d'Allah, l'appel à la vertu et l'exhortation (à faire le bien). Ensuite il dit: - Bientôt Allah me rappellera à Lui et je suis responsable et vous êtes responsables. Qu'en dites-vous alors (comme réponse au jugement dernier)? - Nous attestons que tu as transmis; tu as bien conseillé, qu'Allah te récompense bien!, dirent-ils. - N'attestez-vous pas qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah, que Muhammad est Son Serviteur et Son Messager, que le Paradis est vrai et que le Feu est vrai?, leur demanda-t-il. - Si, nous l'attestons, répondirent-ils. - ô Seigneur! Sois-en témoin, affirma-t-il. N'écoutez-vous pas? - Si! - ô les gens! Je vous devancerai au Bassin (paradisiaque de l'au-delà) dont la largeur est comme la distance entre Buçrâ et San'â' et dont les verres en argent pur sont aussi nombreux que les étoiles. Là, je vous demanderai compte au sujet d'Ath-Thaqalayn (les deux charges). Regardez donc bien comment vous les traitez après moi. Un homme appela pour demander: - que sont-ils Ath-Thaqalayn? ô Messager d'Allah! - Le Livre d'Allah, tel une corde entre Allah et vous; attachez-vous-y, ne vous égarez pas, ne changez pas. Et Ahlu-Baytî (ma famille). Allah, le Doux, l'Omniscient m'informa qu'ils (le Livre et Ahlul-Bayt) ne se sépareront pas jusqu'à ce qu'ils reviennent vers moi près du Bassin … J'avais demandé cela à mon Seigneur! Ne les devancez donc pas! Sinon vous péririez. Ne vous attardez pas à les rejoindre! Sinon vous péririez; ne leur enseignez rien non plus car tous deux (le Livre et Ahlul-Bayt) sont plus savants que vous,(239) [1]ajouta-t-il. Ensuite le Prophète (SAW) leur demanda: - Ne savez-vous pas que je suis plus responsable des Croyants qu'eux-même? - Si, ô Messager d'Allah!,(240) répondirent-ils. - Ne savez-vous pas que je suis plus responsable de tout croyant qu'il ne l'est de lui-même? - Si, ô Messager d'Allah! (Ahmed, Ibn Kathîr, idem). Alors le Prophète (SAW) saisit la main de 'Ali b. Abî Tâlib et la leva jusqu'à ce que les gens vissent la blancheur de leurs aisselles, puis il dit: - ô les gens! Allah est mon Maître; je suis aussi votre maître. Quiconque me prend pour maître, voici 'Ali, son maître. ô Seigneur, sois l'allié de ses alliés et l'ennemi de ses ennemis. Soutiens ceux qui le soutiennent et abandonne ceux qui l'abandonnent, aime ceux qui l'aiment et hais ceux qui le haïssent.(241) Puis le Prophète dit: " ô Seigneur sois-en Témoin!" Ensuite le Messager et 'Ali ne se séparèrent pas jusqu'à ce que ce verset fût révélé: " Aujourd'hui, J'ai rendu votre Religion parfaite, J'ai parachevé ma grâce sur vous; J'agrée l'Islam comme étant votre Religion ". (Coran, 5 :3) Le Prophète (SAW) dit alors: " Allahu Akbar pour le perfectionnement de la Religion, le parachèvement de la grâce et l'agrément du Seigneur relativement à mon apostolat et à la Wilâyah pour 'Ali".(242) Al-Ya'qûbî rapporte dans son Târikh (histoire) que le dernier verset révélé à Médine fut le verset 3 de la sourate " La Table Servie", à l'occasion de l'institution du Prince des Croyants 'Ali b. Abî Tâlib (a. s.) à Ghadîr Khum.(243) Par après, 'Omar b. al-Khattâb le rencontra et lui dit, dans plusieurs versions: " Félicitations ô Ibn Abî Tâlib! Tu es devenu - matin et soir - Maître de tout croyant et de toute croyante! "(244) Le juriste Shafi'ite, Seyyed Ali Hamadani du huitième-siècle de l'héjire, un des savants dignes de confiance de vos écoles écrit dans Mawaddatu'l-Qurba, Mawadda V: un grand nombre de compagnons ont cité le calife Omar relatant à différents endroits: " Le Prophète d'Allah avait fait d'Ali le maître, le chef de la nation. Il a annoncé dans une réunion publique qu'il (Ali) était notre maula (maître). Après avoir prié pour ses amis et a maudit ses ennemis, il a dit: ô Allah! Vous êtes mon témoin. (c'est-à-dire, 'j'ai accompli mon devoir de prophétie'). A cette occasion, un jeune beau et parfumé se reposait près de moi. Il m'a dit: 'Certes, le Prophète d'Allah a lié un engagement qu'aucun de vous sauf un hypocrite casserait, ainsi Omar! évite de le casser.' J'ai dit cela au Prophète d'Allah que lorsque je parlais à la foule, un jeune parfumé et beau se reposait près de moi et qu'il m'a dit telle chose. Le Prophète saint a répondu: 'Il n'était pas de la progéniture d'Adam, c'était Gabriel (qui était apparu sous cette forme). Il a voulu te soumettre une contrainte sur la Wilaya que j'avais annoncé au sujet d'Ali:" Omar empêche le Messager d'Allah d'écrire son Testament pour que le nom de 'Ali n'apparaissent pas comme son successeur. Al-Bukhârî, citant ibn Abbâs, dans son "Sahîh", rapporte le récit suivant: " Lorsque le Messager d'Allah agonisait chez lui en présence de quelques hommes, dont Omar ibn a-Khattâb, il dit: " Qu'on m'apporte (un feuillet) pour vous écrire ce qui vous préservera de l'égarement. " 'Omar, alors, répliqua : " Le Prophète est emporté par la souffrance. Vous avez le Coran. Le Livre de Allah nous suffit. " "Comme ceux qui étaient présents n'arrivaient pas à s'entendre et se partagèrent entre l'opinion de 'Omar et l'ordre du Prophète, celui-ci, devant leur discussion de plus en plus hurlante et confuse, leur dit: "Sortez et laissez-moi car la discorde ne peut être de mise auprès de moi". (Al-Bukhârî, op. cit., "Livre de la science", 1/22, 23) Après cet incident, Ibn 'Abbâs ne cessait de dire: "La calamité, toute la calamité, réside dans ce fait d'empêcher le Messager d'Allah, par leur discorde en sa présence, de leur remettre cet écrit". Al-Bukhârî, op. cit., "Livre d'al-I'tiçâm", des malades Muslim, (op.cit) "Livre de Testament". Voir aussi notre Livre, Abdullah b. Saba', 1/101 D'aucuns, répondirent : "Le Prophète délire !". Le Prophète s'écria alors : "Allez-vous-en. J'ai raison quelle que soit la condition dans laquelle je me trouve, et tout ce que vous dites est faux. Laissez-moi seul. Allez-vous-en". Après quoi le Saint Prophète exprima ses trois volontés : 1- chasser tous les mécréants de la Péninsule Arabe; 2- entretenir les délégations venues de loin. Mais le narrateur ne mentionna pas la troisième volonté, ou l'oublia". D'autres versions : Sa`îd Ibn Jubayr rapporte, dans "Musnad Ahmad Ibn Hanbal" et "çahîh Muslim" ce témoignage de `Abdullâh Ibn Abbâs : "Quelle journée que celle de Jeudi ! (Il se mit à pleurer tellement en évoquant cette journée que ses larmes coulaient sur ses joues comme un fil de perles). Puis, il expliqua que le Jeudi en question était le jour où le Saint prophète avait demandé : "Apportez-moi de quoi écrire quelque chose grâce auquel vous ne vous égarerez jamais après moi". Mais hélas! Les gens dirent : "Il délire". Chahâb al-Dîn al-Khafâjî écrit dans "Nasîm al-Riyâdh" que selon la même version de ce hadith, c'est `Omar Ibn al-Khattâb qui dit : " Le prophète délire. ". Al-Chahristânî écrit pour sa part, dans son livre" al-Milal wa-l-Nihal"que la première dispute ou le premier différend qui avait éclaté entre les musulmans lors de la maladie du Prophète (P) est celui que Mohammad Ismâ`îl al-Bukhârî rapporta de `Abdullâh Ibn Abbâs dans son livre "?ahîh al-Bukhârî" et selon lequel, lorsque la maladie mortelle du Prophète s'aggrava, il (le Prophète) dit: "Apportez-moi de l'encre et du papier afin que je vous écrive un document (testament) de crainte que vous ne soyez égarés après moi". Entendant cela, `Omar dit : " Le Prophète parle ainsi, à cause de la gravité de sa maladie. Le livre d'Allah nous suffit. " Lorsqu'une querelle s'ensuivit, le Prophète dit : " Allez-vous-en et ne vous disputez pas devant moi". C'est là, la raison pour laquelle `Abdullah Ibn Abbâs dira souvent : "Quelle calamité que cette dispute-là ! Elle fut l'obstacle entre nous et l'écrit du Prophète, et empêcha celui-ci d'écrire". Al-`Allâmah Chiblî al-No`mânî écrit : "Il y a le mot "Hajr" dans ce hadith et il signifie "Délire". `Omar interpréta la demande du Saint Prophète comme un "délire" ("Al Fârûq", p. 61). Nathîr Ahmad Dehlavî commentant cet événement écrit: " Ceux qui convoitaient la Khilâfah (Califat, la succession) contrecarrèrent le dessein du Prophète en provoquant la dispute et justifièrent leur opposition à la volonté du Prophète (de désigner par écrit son successeur légal) en arguant que le Livre d'Allah leur suffisait (pour éviter l'égarement), et que le Prophète n'étant pas en possession de tous ses sens, il n'était pas nécessaire de lui apporter de l'encre et du papier pour écrire des choses inutiles. " "Ummahât al-Ummah", p.92. L'imam al-Ghazâlî écrit, concernant cette affaire lourde de conséquences pour tout l'avenir de la Ummah, tout au long de son histoire que, avant sa mort le Prophète d'Allah avait demandé à ses Compagnons de lui apporter de l'encre, du papier et un "calame" afin qu'il puisse leur désigner, par écrit, celui qui méritera d'être leur Imam et Calife. Mais à ce moment-là, `Omar demanda aux personnes présentes d'ignorer la demande du Prophète, parce qu'il disait - selon lui - des choses insensées. "Sirr-ul-`?lamîn, Charh Muslim Novi", Vol. 2. En bref, lorsqu'on refusa de donner au Prophète l'encre, le papier et le stylo, une dispute éclata entre les Compagnons. Abû Tharr, Salmân al-Farecî, al-Miqdâd et Ibn `Abbâs…etc qui étaient présents, s'opposèrent à ceux qui récusaient la volonté du Prophète de rédiger son testament. Les dames présentes à la maison, derrière le rideau, les blâmèrent, elles aussi, en leur disant : "Que vous arrive-t-il? Pourquoi n'écoutez-vous pas ce que le Saint Prophète vous demande ? Pour l'amour d'Allah, apportez-lui ce qu'il demande". Ecoutant ce blâme, `Omar dit; "Taisez-vous ! Vous êtes comme les femmes de Yûsuf (Josef). Vous pleurez quand le Prophète est malade, et vous lui tapez sur les nerfs lorsqu'il est bien portant". Lorsque le Prophète entendit ces propos de `Omar, il lui dit : "Ne les réprimande pas. Elles sont mieux que toi. " (Al-Tabarânî). Hadith qui montrent la relation entre Fatima (s) , le Prophète (saw) et Allah (swt) et la gravité des événements qui vont suivre. Le Noble Prophète (P) a dit : " Quatre femmes sont les meilleures, entre toutes, dans le Paradis: Asiyâ fille de Muzâhim, Maryam, fille de 'Imrân, (la mère de 'Issa- Jésus (p)), Khadîja, fille de Khuwaylid, et Fâtima, fille de Muhammad (p)" . L'Imam Ahmad ibn Hanbal dans Musnad et Hafiz Abu Bakr Shirazi dans Nuzulu'lQur'an fi Ali relatent de Muhammad ibn Hanafiyya et du commandant des croyants, Ali. Ainsi qu'Ibn Abdu'l-Barr dans Isti'ab sur le compte de Fatima qui le relie d'Ummu'lMu'minin Khadija, d'Abdu'I-Warith ibn Soufian et d'Anas ibn Malik. Cheik Sulayman Balkhi Hanafi en chapitre 55 de Yanabiu'l-Mawadda. Seyyed Ali Hamadani dans Mawaddatu'l-Qurba, Mawadda 13 - ceux-ci et beaucoup d'autres narrateurs de hadith ont rapporté d'Anas ibn Malik: "Il y a quatre femmes prépondérantes de ce monde: Marie, fille d'Imran. Asiya, fille de Mazahim. Khadija, fille de Khalid et Fatima, fille de Muhammad." Muhammad Isma'il Bukhari dans son Sahih et l'Imam Ahmad ibn Hanbal dans le Musnad relatent d'Ayesha bint Abi Bakr qu'elle a entendu du Prophète :"ô Fatima, je te donne la bonne nouvelle qu'Allah t'a rendue supérieure à toutes les femmes des mondes et t'a fait la plus pure de toutes les femmes de l'Islam." Bukhari dans son Sahih, partie 4, page 64, Muslim dans Sahih partie 2, dans le chapitre "mérites de Fatima," Hamidi dans son Jam'a bainu's-Sahihain, Abdi dans son Jam'a bainu'sSihahu's-Sitta - ceux-ci et beaucoup d'autres ont rapporté sous l'autorité d'Umu'l-Mu'minin Ayesha, le saint Prophète a dit: "ô Fatima! Es-tu heureuse d'être la maîtresse des femmes de tous les mondes ?" Fatima en colère contre Abu Bakr et Umar jusqu'à sa mort : Abu Bakr dit : " Je cherche la protection contre la colère de Allah et ta colère (celle du Prophète). " Abu Muhammad Abdullah ibn Qutayba rapporte dans AI-Imama wa's-Siyasa que Fatima dit alors : " Allah soit mon témoin que vous deux m'avez offensée. Dans chaque prière je vous maudis et continuerai de vous maudire jusqu'à ce que je voie mon père et je me plaindrais de vous. " (Al Imama wa al Siyasa, pages 18-30, Dhikr Bayya Abu Bakr). " Fatima, la fille du Messager d'Allah, se mit en colère et arrêta de parler à Abu Bakr, et continua d'avoir cette attitude jusqu'à ce qu'elle mourut. Fatima resta en vie durant six mois après le décès du Messager d'Allah. " (Sahih Boukhari, hadith 2883) Le Saint-Prophète (pslf) met en garde ceux qui offenserait Fatima : Le Prophète (pslf) a dit : " Fatima est une partie de moi et qui la met en colère me met en colère. " (Sahih al Bukhari, Volume 5, hadith 61) Le Prophète (pslf) a dit : " Fatima est une partie de moi-même, ce qui l'offense m'offense et ce qui la met en colère me met en colère. " (Mouslim : 2/376) Selon l'Imam Ahmad Ibn Hanbal dans son Musnad et Seyyed Ali Hamadani Shafi'i dans Mawadda XIII de Mawaddatu'l-Qurba, sous l'autorité de Salman Farsi, le Saint Prophète a dit : " L'amour de Fatima nous est utile dans cent endroits, le plus facile d'entre eux étant la mort, la tombe, le Mizan (l'équilibre), Sirat (le pont) et l'interrogation. Ainsi, si ma fille Fatima est satisfaite avec quelqu'un d'entre vous, je suis également satisfait de lui, si je suis satisfait de quelqu'un, Allah est également satisfait de lui. Si ma fille, Fatima est contrariée avec quelqu'un d'entre vous, je suis également contrarié avec lui, si je suis contrarié avec lui, Allah l'est également. Que l'ennui soit sur celui qui opprime Fatima et son mari. Que l'ennui soit sur celui qui opprime Ali et Fatima et leurs partisans. " Allah dit dans le Coran : " Ceux qui offensent Allah et Son Messager, Allah les maudit ici-bas, comme dans l'au-delà " (Coran, Les Coalisés, Al-Ahzab : 57) " Celui qui contrarie Allah est maudit et fait partie des gens de l'Enfer. " (Sahih Boukhari, publication Lahore, Tome II, Hadith n° 909, page 407 et 408, Sahih Mouslim, chapitre sur les mérites de H° Fatima - a.s.) Dans la Sourate Al-Fatiha, nous lisons : " la voie de ceux que tu as gratifiés, ce ne sont pas ceux qui ont encouru Ta colère, ni celle de ceux qui se sont égarés. "

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