Exégèse de la sourate 4 : Les femmes

Exégèse de la sourate 4 : Les femmes

Exégèse de la sourate 4 : Les femmes – تَفْسِير سُورَة النِّسَاء ( Accueil > Coran > Exégèse)   1. Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de […]

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    Exégèse de la sourate 4 : Les femmes - تَفْسِير سُورَة النِّسَاء ( Accueil > Coran > Exégèse)   1. Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement. Ce verset était souvent cité comme introduction à un discours Jabir Ibn 'Abdullah a dit : "Nous étions au beau milieu de la journée chez le Messager de Dieu quand vinrent à lui des gens n'ayant pour vêtements qu'une couverture de laine ayant un trou par où passait leur tête. Ils portaient des sabres en bandoulière et la plupart d'entre eux, ou plutôt tous, étaient de la tribu de Moudar. Le mécontentement parut alors sur le visage du Messager de Dieu du fait de leur pauvreté extrême. Il entra chez lui puis en ressortit et dit à Bilal de faire les deux appels à la prière. Il pria avec les gens puis leur adressa ce sermon : {Ô gens! Craignez votre Seigneur qui vous a créés à partir d'un seul et même souffle vital. Il lui en crée sa propre épouse et Il dissémina à partir d'eux des hommes en grand nombre et des femmes ainsi que les matrices (les liens de parenté) car Dieu vous observe en permanence} (4/1). (Mouslim, An-Nassaî, Ad-darimi et d'autres) 3. Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,...Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d'injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille). D'après 'Aïcha (que Dieu soit satisfait d'elle), 'Urwa Ibn Az-Zubayr transmet qu'ayant interrogé 'Aïcha au sujet de ce verset : {Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d'épouser deux, trois, quatre, parmi les femmes qui vous plaisent...} elle dit : "Ô fils de ma sœur, il s'agit du tuteur qui a la garde d'une orpheline et qui peut convoiter sa fortune et sa beauté et vouloir l'épouser, en lui assignant une dot inférieure à celle qui est de règle pour ses pareilles et qu'un autre pourrait lui assigner. Dieu a donc interdit aux tuteurs d'épouser les orphelines dont ils ont la garde, à moins qu'ils ne soient équitables envers elles en leur assignant une dot complète; sinon ils peuvent épouser n'importe qu'elle autre parmi les femmes qui leur plaisent". 'Urwa ajouta que 'Aïcha avait dit que certains fidèles ayant demandé des éclaircissements au sujet de ce verset à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Dieu révéla le verset suivant : {Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : Dieu vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit et que vous désirez épouser...} 'Aïcha poursuivit : "Ce que Dieu désigne par ce qui vous est récité dans le Livre est le verset où Il dit : {Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent... "Quant à ce verset, reprit 'Aïcha : {Et que vous désirez épouser} il s'applique à la répugnance que vous éprouvez pour la pupille orpheline lorsqu'elle a peu de fortune et peu de beauté. Aussi, Dieu a-t-Il défendu de rechercher en mariage les pupilles quand elles sont riches et belles, à moins de se montrer équitable envers elles, parce que ce désir ne se manifeste pas quand les pupilles ont peu de fortune et peu de beauté". (Mouslim n°5335) 6. Et éprouvez (la capacité) des orphelins jusqu'à ce qu'ils atteignent (l'aptitude) au mariage; et si vous ressentez en eux une bonne conduite, remettez-leur leurs biens. Ne les utilisez pas (dans votre intérêt) avec gaspillage et dissipation, avant qu'ils ne grandissent. Quiconque est aisé devrait s'abstenir de se payer lui-même de cet héritage qui lui est confié. S'il est pauvre, alors qu'il y puise une quantité convenable, à titre de rémunération de tuteur.) est aisé, qu'il s'abstienne d'en prendre lui-même. S'il est pauvre, alors qu'il en utilise raisonnablement : et lorsque vous leur remettez leurs biens, prenez des témoins à leur encontre. Mais Dieu suffit pour observer et compter. D'après 'Aïcha (que Dieu soit satisfait d'elle), Pour ce qui est de ces mots de Dieu, l'Exalté : {S'il est pauvre, alors qu'il en utilise raisonnablement} ont été révélés au sujet du tuteur chargé de prendre soin des biens de l'orphelin, quand il est pauvre, il peut prélever avec discrétion de quoi se nourrir (à condition qu'il en ait besoin) en raison des services qu'il rend (à l'orphelin). (Mouslim n°5339) 15. Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d'entre vous. S'ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou que Dieu décrète un autre ordre à leur égard. confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle Ibn Abbass et al-Hassan ont dit : Ibn Zayd a ajouté que les coupables étaient en plus empêchés de se remarier jusqu'à leur mort pour les punir d'avoir eu des rapports sexuels illégaux. Mais ces dispositions avaient un terme. ou que Dieu décrète un autre ordre à leur égard. Selon 'Ubada Ibn Samit (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Apprenez de moi, Dieu leur a tracé un chemin : quand un homme et une femme, ne s'étant jamais mariés, ont des rapports intimes, on leur assène cent coups de fouet et les soumet à un exil d'un anâ"". (Mouslim n°1690, At-Tirmidhi, Ibn Mï¿¡ et Abou Dawoud) Ibn Abbass (رضي الله عنهما) dit : "Le jugement était ainsi (emprisonnement) jusqu'à ce que Dieu a fait descendre la Sourate An-nour (La lumière) où Dieu a abrogé (l'ancien jugement) et l'a remplacé par les coups de fouet ou la lapidation". 16. Les deux d'entre vous qui l'ont commise [la fornication], sévissez contre eux. S'ils se repentent ensuite et se réforment, alors laissez-les en paix. Dieu demeure Accueillant au repentir et Miséricordieux. sévissez contre eux Ibn Abbas, Said Ibn Djoubayr et d'autres disent : la nuisance doit se traduire par des injures, du chantage et des coups de chaussures. Telle était la peine avant son remplacement par la flagellation et la lapidation. 18. Mais l'absolution n'est point destinée à ceux qui font de mauvaises actions jusqu'au moment où la mort se présente à l'un d'eux, et qui s'écrie : "Certes, je me repens maintenant" - non plus pour ceux qui meurent mécréants. Et c'est pour eux que Nous avons préparé un châtiment douloureux. Selon 'Abdulâh Ibn 'Omar (رضي الله عنهما), le Prophète de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Dieu glorifié et honoré accepte le repentir de l'esclave tant qu'il n'est pas à l'agonie de la mort". (At-Tirmidhi) 19. Ô les croyants! Il ne vous est pas licite d'hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu'elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Dieu a déposé un grand bien. Et comportez-vous convenablement envers elles. Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Faites de bonnes recommandations en faveur des femmes". (Al-Boukhâri, Mouslim) Si vous avez de l'aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Dieu a déposé un grand bien. Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Qu'un croyant ne déteste pas une croyante. Si l'un de ses côtés lui déplait, elle lui plaira par un autre". (Mouslim) 25. Et quiconque parmi vous n'a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Dieu connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l'autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d'entre vous qui craint la débauche; mais ce serait mieux pour vous d'être endurant. Et Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l'adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Quand la femme esclave commet l'adultère et que cela est prouvé, que son maître lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester (lui faire des reproches). Quand elle commet l'adultère pour la deuxième fois, qu'il lui donne les cinquante coups de fouet réglementaires sans pourtant l'admonester. Puis quand elle le commet pour la troisième fois, qu'il la vende même contre un bout de corde de poils de chèvre". (Al-Boukhâri, Mouslim) 29. Ô les croyants! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu'il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu, en vérité, est Miséricordieux envers vous. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Mouhammad ibn Al Hassan Ach-Chaybani a dit dans Assyar (1/163) : "Quant à celui qui attaque l'ennemi alors il court vers l'honneur de sa religion et s'expose vers le martyr qui permet la vie éternelle, mais, qu'en est-il de celui qui se jette lui-même vers sa destruction ? Et bien il n'y a pas de mal à ce qu'un homme attaque seul l'ennemi, même s'il pense qu'il sera tué, à condition qu'il fasse quelque chose (que l'ennemi soit touché), et qu'il meurt, où qu'il se blesse, où qu'il se fasse attaqué, car des compagnons en présence du Messager de Dieu le jour de la bataille de Ouhoud, ont été loués pour cela et il fut également dit à Abou Houraira : Ne penses-tu pas que Sa'd ibn Hicham lorsque les 2 rangées ennemies se sont rencontrées et qu'il a foncé, combattu puis est mort, s'est jeté vers le suicide ? Alors, il répondit : non mais réfléchis sur le verset suivant et il y a parmi des gens ceux qui achètent leur âme espérant l'agrément de Dieu[Sourate Al Bakarah 2:207]. Quant à celui qui pense qu'il ne fera pas de mal à l'ennemi, alors, il n'a pas le droit de les attaquer, car avec cette attaque, il n'atteindra rien de l'honneur de la religion, mais il est tué tout court, et Dieu a dit ne vous tuez pas vous-mêmes [Sourate Al Nisa 4:29], alors s'il ne fait pas de mal, il n'y aucun intérêt dans ses objectifs, il ne peut s'avancer pour commettre cet acte". 34. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Dieu est certes, Haut et Grand. Lorsque Ibn 'Abbâs (que Dieu agrée le père et le fils) fut interrogé sur le sens de "frapper", il répondit : "Avec le siwâk (petit bâton de la taille d'un stylo) et ce qui est du même genre". 'Atâ (que Dieu lui fasse miséricorde) affirme : "Qu'il ne la frappe pas, même s'il lui donne un ordre et elle ne lui obéit pas!". Ibn Al 'Arabi (que Dieu lui fasse miséricorde) commente en disant : "Cela provient de la compréhension bien profonde de 'Atâ !" Ach-châfi'î (que Dieu lui fasse miséricorde) dit : "Le fait de frapper est, dans ce cas extrême, autorisé mais le fait de ne pas la toucher est la meilleure solution". (Al Umm) As-Sâboûni (que Dieu lui fasse miséricorde) affirme l'accord entre les savants sur le fait que ne pas frapper dans ce cas est la meilleure solution et le meilleur exemple. (Ahkâmu al Qourân) 36. Adorez Dieu et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Dieu n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant le proche voisin 'Aicha (que Dieu l'agrée) rapporte : "J'ai dit : "Ô Messager de Dieu! J'ai deux voisins. A qui des deux dois-je faire mon cadeau ?" Il dit : "A celui dont la porte est la plus proche de la tienne". (Al Boukhâri) les esclaves en votre possession Al-Ma'rùr Ibn Suweyd rapporte : "J'ai vu une fois Abou Dharr (que Dieu l'agrée) portant un beau costume et son serviteur portant un costume pareil. Je lui demandai la raison de cela et il relata un échange d'injures qu'il avait eu avec quelqu'un (Bilâl Ibn Ràbih) du temps du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Il avait insulté l'homme dans sa mère en lui disant : "Ô fils de la négresse". Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit alors : "Tu es un homme ne cessant de garder en toi quelque reste de ton ancien paganisme. Ils sont vos frères en même temps que vos serviteurs et vos protégés que Dieu a mis en votre possession. Quand quelqu'un a droit de propriété sur son frère, qu'il lui fasse manger de ce qu'il mange lui-même et qu'il le vête de ce qu'il porte lui-même. Ne les chargez pas au-dessus de leur forces et, quand vous les chargez de quelque chose, aidez-les à la supporter". (Al-Boukhâri, Mouslim) 40. Certes, Dieu ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part. Abu Said Al khudri dit : "O Envoyé d'Allah! Verrons-nous le Seigneur au Jour de la Résurrection?". Il leur répondit: "Oui, éprouvez-vous de la peine à voir le soleil quand il est au zénith au temps clair et serein et éprouvez-vous de la peine à voir la pleine lune quand le temps est clair et serein?". -"Non, ô Envoyé d'Allah", répondirent-ils. - Eh bien, vous n'aurez pas non plus de peine à voir le Seigneur ce jour-là ainsi que vous n'en avez pas à voir l'un de ces deux astres. Ce jour-là, un héraut viendra crier: "Que chaque communauté suive ce qu'elle adorait". Ainsi ceux qui associaient une autre divinité à Allah en vouant un culte aux fétiches ou aux pierres dressées, seront tous précipités au Feu. Il ne restera que ceux qui adoraient Allah, pieux ou pervers soient-ils, et les restants des gens du Livre (qui ont suivi la religion non-interpolée révélée à leurs prophètes). On dira aux juifs: "Qu'adoriez-vous?". - "Nous adorions, répondront-ils, `Uzayr, le fils d'Allah". - "Vous mentez, répondra-t-on, Allah n'a ni compagne ni enfant. Que désirez-vous?". - "Nous avons soif, ô Seigneur. Donne-nous à boire", répondront-ils. - "Eh bien, buvez", leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités d'affilée en Enfer qui s'étendra devant eux comme un mirage. On s'adressera ensuite aux chrétiens et on leur dira: "Qu'adoriez-vous?" - "Nous adorions, répondront-ils, le Messie, fils d'Allah". - "Vous mentez, leur répondra-t-on, Allah n'a ni compagne ni enfant. Que désirez-vous?". - "Nous avons soif, ô Seigneur. Donne-nous à boire", répondront-ils. -"Eh bien buvez", leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités d'affilée en Enfer qui s'étendra devant eux comme un mirage. Il en sera ainsi jusqu'à ce qu'il ne restera plus que ceux qui adoraient Allah, pieux soient-ils ou pervers. Le Tout-Puissant s'incarnera alors à eux dans une forme inférieure à celle sous laquelle Il s'était montré à eux auparavant et leur dira: "Qu'est-ce vous attendez, alors que chaque communauté a rejoint ce qu'elle adorait". Ils répondront: "O Seigneur! Nous nous sommes séparés d'eux bien que nous ayons grand besoin de s'attacher à eux". Il leur dira: "Je suis votre Seigneur". - "Nous nous réfugions contre toi auprès d'Allah. Nous n'associons rien à Allah", répéteront-ils deux ou trois fois. Certains parmi eux seront tentés, et ils diront alors: "Avez-vous un signe conventionnel au moyen duquel vous pouvez Le reconnaître?". - "Oui", répondront-il. Ils seront alors exposés à une grande horreur et tous ceux qui se prosternaient devant Allah de bon gré seront autorisés à se prosterner tandis que ceux qui se prosternaient devant Allah par crainte (des gens) ou par ostentation; lorsqu'ils voudront se prosterner, leur dos restera raide et ils tomberont à la renverse chaque fois qu'ils essayeront de se prosterner. Puis, ils relèveront tous la tête et verront Allah réintégrant Sa forme qu'ils avaient vu la première fois. Il leur dira alors: "Je suis votre Seigneur". Et eux de répondre: "Oui, certes, Tu es notre Seigneur!". A ce moment, le pont sera suspendu entre les deux extrémités de l'Enfer, l'intercession sera permise et l'on entendra implorer le salut d'Allah. Ils lui demandèrent, ajoute le transmetteur: "O Envoyé d'Allah! Que sera-ce que ce pont?". - "Ce sera, répondit-il, un bourbier où l'on risque de glisser, hérissé de harpons, de grappins et d'épines comme celles se trouvant à Nedjd, que l'on appelle le Sa`dân. Les Croyants passeront sur ce pont (graduellement) avec la rapidité d'un clin d'œil, de l'éclair, du vent, des oiseaux, des chevaux rapides et des autres troupeaux. Les uns échapperont sains et saufs; d'autres échapperont tout en étant égratignés, et d'autres enfin seront précipités dans le feu de l'Enfer. Et cela durera jusqu'à ce que les Croyants soient délivrés de l'Enfer. Eh bien! Par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir! Nul parmi vous n'imagine à quel point les Croyants (sauvés) déploieront d'énormes efforts en suppliant le Tout-Puissant à sauver les autres qui n'auraient pas pu échapper au Feu. Ils s'écrieront: "Seigneur, ce sont nos confrères, ils jeûnaient, priaient et accomplissaient le Hajj comme nous". - "Faites sortir ceux que vous connaissez", leur dira Allah. Leurs figures ne seront pas atteintes par le feu. Certains parmi eux seront brûlés jusqu'aux mi-jambes et d'autres jusqu'aux genoux. Les Croyants diront alors: "O Seigneur! Il n'y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". - "Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids d'un dinar de bien", dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: "O Seigneur! Il n'y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". - "Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids de la moitié d'un dinar de bien", dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: "O Seigneur! Il n'y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d'en faire sortir". - "Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids d'un atome de bien", dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: "O Seigneur! Nous n'y trouvons aucun bien". 'Abû Sa`îd Al-Khudrî ajoutait: "Si vous ne me croyez pas, référez-vous à ces paroles du Coran: ‘’Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part. ‘’ (Boukhari 7439) 41. Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Mouhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci? D'après 'Abdoullah Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée), l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'a dit : "Récite-moi du Coran". - "Ô Prophète de Dieu, comment te récite-je le Coran, alors que c'est à toi qu'il fut révélé?". - "Je désire l'entendre d'un autre que moi", reprit le Prophète. Je me mis alors à réciter la sourate An-Nisâ'. Arrivé à ce verset : {Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci?} je levai ma tête - ou un homme assis à mes côtés attira mon attention - et je vis les larmes du Prophète coulèrent. (Mouslim n°1332) 'Oubayd Ibn 'Oumayr raconta qu'un jour il récitait les versets suivants à 'Abdoullâh Ibn 'Omar : {Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te (Muhammad) ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? Ce jour-là, ceux qui n'ont pas cru et ont désobéi au Messager, préféreraient que la terre fût nivelée sur eux et ils ne sauront cacher à Dieu aucune parole.} (4/41-42). 'Abdoullâh cria tant et tant que sa barbe ruissela de larmes. 43. Ô les croyants! N'approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, jusqu'à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d'impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu'à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Dieu, en vérité est Indulgent et Pardonneur. 'Âicha (que Dieu l'agrée) a dit : Nous étions partis avec l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau. Ensuite, les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent : "Ne vois-tu pas ce qu'a fait 'Âicha; elle a obligé l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et ses compagnons à s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), la tête posée sur ma cuisse, s'était endormi. - "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Et Abou Bakr de continuer à me gronder et de m'adresser tous les reproches qu'il plût à Dieu de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il ne m'empêcha de bouger que (la peur de déranger) l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) qui dormait sur ma cuisse. L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Dieu révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. - "Ô famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd Ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta 'Âicha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal". (Mouslim n°550) 48. Certes Dieu ne pardonne pas qu'on Lui donne quelqu'associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Dieu quelqu'associé commet un énorme péché. Ibn 'Abbâs, que Dieu les agrée, rapporte : le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) convoqua Wahchi Ibn Harb qui avait tué Hamza (que Dieu l'agrée) pour l'inviter à l'Islam. Wahchi envoya lui dire : "Ô Mouhammad! Comment m'invites-tu alors que tu prétends que celui qui a tué, associé ou commis l'adultère trouvera un châtiment; la souffrance lui sera doublée le jour de la résurrection et il y sera éternel et humilié? Et moi, j'ai commis tout cela. Me trouves-tu une exception?" Dieu révéla alors : {Sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne oeuvre; ceux-là Dieu changera leurs mauvaises actions en bonnes, et Dieu est pardonneur et miséricordieux} (25/70). Wahchi fit la remarque : "Ô Mouhammad! C'est une condition très dure : {Sauf celui qui se repent, croit et accomplit une bonne action}. Il se peut que je ne puisse faire cela". Dieu descendit alors : {Certes, Dieu ne pardonne pas qu'on lui donne quelqu'associé. À part cela, il pardonne à qui il veut} (4/48). Wahchi objecta encore : "Ô Mouhammad! D'après ce que je vois, ceci dépend de la volonté de Dieu, et je ne sais pas s'il me pardonnera ou non. Y a-t-il autre chose?" Dieu révéla enfin : {Ô mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est lui le pardonneur, le très miséricordieux} (39/53). Wahchi déclara : "Là, d'accord", et il embrassa l'Islam. Des musulmans demandèrent : "Ô Messager de Dieu! Nous avons commis les mêmes choses que Wahchi?". Il répondit : "Ce verset est pour tous les musulmans". 54. Envient-ils aux gens ce que Dieu leur a donné de par Sa grâce? Or, Nous avons donné à la famille d'Abraham le Livre et la Sagesse; et Nous leur avons donné un immense royaume. Envient-ils aux gens ce que Dieu leur a donné de par Sa grâce? Selon Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Méfiez-vous de l'envie car l'envie mange les bonnes actions comme le feu mange le bois (ou l'herbe)". (Abou Dâwoûd) 59. Ô les croyants! Obéissez à Dieu, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-là à Dieu et au Messager, si vous croyez en Dieu et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleur interprétation (et Aboutissement). D'après Ibn 'Abbâs (que Dieu agrée le père et le fils), ce verset : {Ô les Croyants! obéissez à Dieu et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement...} fut révélé lorsque le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) envoya 'Abdoullah Ibn Hudhâfa Ibn Qays Ibn 'Adî As-Sahmî, à la tête d'un détachement. (Mouslim n°3416) 65. Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. D'après 'Abdoullah Ibn Az-Zubayr (que Dieu l'agrée), un homme des Ansâr plaida devant le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) contre Az-Zubayr au sujet des canaux de "Harra" qui servaient à l'irrigation des palmiers. L'homme des Ansâr demanda qu' Az-Zubayr laissât l'eau couler pour en toucher une part, mais celui-ci refusa. Quand on porta le procès devant l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), il s'adressa à Az-Zubayr en ces termes : "Arrose, ô Zubayr, puis laisse couler l'eau chez ton voisin". Alors, plein de colère, l'homme des Ansâr s'écria : "Est-ce parce qu'il est le fils de ta tante paternelle?". A ces mots, le visage de l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) rougit de colère : "Arrose (tes arbres), ô Zubayr, reprit-il, puis garde l'eau jusqu'à ce qu'elle s'en retourne aux racines (de façon à ce qu'elle ne passe pas par le terrain du voisin)". Et Az-Zubayr dit alors : "Par Dieu! Je crois que c'est à ce sujet que le verset suivant fut révélé : {Non!... Par ton Seigneur! Ils ne seront Croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse...} (Mouslim n°4347) 66. Si Nous leur avions prescrit ceci : ‹Tuez-vous vous- mêmes›, ou ‹Sortez de vos demeures›, ils ne l'auraient pas fait, sauf un petit nombre d'entre eux. S'ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et (leur foi) aurait été plus affermie. Ibn Abi Hatim a dit avec sa chaîne de transmission jusqu'à Chouhaïb Ibn Roubayd a dit : "Quand le prophète Mohamed (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a montré Abdoullah Ibn Rouwahara du doigt et a dit : "Si Dieu avait ordonné cela, celui là va être parmi le peu parmi de ceux qui vont appliqué" 83. Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris la vérité (de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement)... 'Omar Ibn Al-Khattâb (que Dieu l'agrée) a dit : "Lorsque le Prophète eut décidé de se priver de ses femmes pour quelque temps, j'entrai à la mosquée et trouvai les gens tout pensifs et inquiets (les yeux fixés par terre en frappant le sol de coups de pierres). Ils disaient : "L'Envoyé de Dieu a répudié ses femmes !" Ceci se passait avant la révélation du verset imposant le port du voile. Je me dis alors : "Je dois absolument savoir aujourd'hui la raison de cela". 'Omar poursuivit : J'entrai chez 'Âicha et lui dis : "Ô fille de Abou Bakr ! Oses-tu nuire à l'Envoyé de Dieu ?" Elle répondit : "Pourquoi te mêles-tu de mes affaires, ô Ibn Al-Khattâb ? Occupe-toi plutôt de ta fille (Hafsa) ! (également épouse du Prophète)" Je me rendis chez Hafsa bint 'Omar et lui dis : "Ô Hafsa ! Comment oses-tu nuire à l'Envoyé de Dieu ? Par Dieu, je sais que le Prophète ne t'aime pas et sans moi, il t'aurait répudiée". Et Hafsa de se mettre à pleurer. Je lui demandai : "Où est l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) ?" - "Il est dans son belvédère". Je me rendis chez lui et trouvai Rabâh, le domestique de l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) assis sur le seuil du belvédère, pendant ses pieds sur un tronc d'arbre creux dont l'Envoyé de Dieu se sert pour accéder ou descendre de son belvédère. Je l'appelai : "Ô Rabâh ! Demande pour moi l'autorisation d'entrer chez l'Envoyé de Dieu !" Le serviteur regarda tantôt vers moi tantôt vers le belvédère sans dire un mot. Je réitérai ma demande "Ô Rabâh ! Demande pour moi l'autorisation d'entrer chez l'Envoyé de Dieu !" et comme je ne reçus aucune réponse, je m'écriai pour la troisième fois : "Ô Rabâh ! Demande pour moi l'autorisation d'entrer chez l'Envoyé de Dieu, je crois que le Prophète pense que je suis venu pour lui parler au sujet de Hafsa. Par Dieu, s'il m'ordonne de couper le cou à Hafsa, je le ferais". Je haussai la voix, et alors il me fit signe de monter. J'entrai chez l'Envoyé de Dieu et le trouvai étendu sur une natte. Je m'assis et lui de se couvrir de son pagne qu'il portait seulement. Je vis alors les traces de la natte dessinées sur son flanc. Je regardai dans la chambre de l'Envoyé de Dieu et ne trouvai qu'une poignée d'orge et une autre d'acacia blond (servant au tannage), ainsi qu'une peau suspendue qui n'a pas encore été tannée. A cette scène, je ne puis pas retenir mes larmes. "Pourquoi pleures-tu, ô Ibn Al-Khattâb ?", demanda le Prophète. Je répondis : "Ô Prophète de Dieu ! Et comment ne pas pleurer en voyant les traces qu'a laissée la natte sur ton flanc et ce belvédère qui ne contient presque rien. Comment ne pas pleurer en comparant ta situation - toi l'Envoyé de Dieu et Son élite, dans ta petite chambre - à celle de César ou Chosroes qui jouissent des fruits et des ruisseaux ?" - "Ô Ibn Al-Khattâb, répliqua le Prophète, ne consens-tu pas que nous aurons la vie future et qu'ils ont ce bas monde ?" - "Si," dis-je. Lorsque je pénétrai chez lui, poursuivit 'Omar, je pus remarquer les signes du mécontentement sur son visage et je lui dis : "Ô Envoyé de Dieu ! Pourquoi éprouves-tu trop de peine au sujet des femmes ? Si tu les avais répudiées, Dieu est avec toi ainsi que Ses anges, Gabriel, Mikâ'îl, ainsi que moi, Abou Bakr et tous les Croyants". Jamais auparavant - Dieu merci - je n'ai eu, en parlant, un tel désir de recevoir une confirmation divine pour mes propos. Plus tard, le verset du libre arbitrage fut révélé : {S'il vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous...} et {Mais si vous vous soutenez l'une l'autre ('Âicha et Hafsa) contre le Prophète, alors ses alliés seront Dieu, Gabriel et les vertueux d'entre les Croyants et les anges sont par surcroît (son) soutien} (66/4-5). 'Âicha bint Abou Bakr et Hafsa soutenaient l'une l'autre contre les autres épouses du Prophète . Je lui dis : "Ô Envoyé de Dieu ! Les as-tu répudiées ?" - "Non", me répondit-il. "Ô Envoyé de Dieu, poursuivis-je, je suis entré dans la mosquée et j'ai trouvé les musulmans anxieux, pensifs, disant : 'L'Envoyé de Dieu a répudié ses femmes !". Puis-je descendre leur annoncer que tu ne les as pas répudiées ?". Il me répondit : "Oui, si tu veux". Je ne cessai de m'entretenir avec lui jusqu'à ce que j'ai vu disparaître les traces de la colère de son visage, il a même souri et ri. L'Envoyé de Dieu avait la plus belle bouche. Puis, le Prophète descendit et je descendis à mon tour, en me collant au tronc, tandis que lui, il descendit si aisément sans le toucher comme s'il marchait sur la terre. Je lui dis : "Ô Envoyé de Dieu ! Mais tu n'avais passé que vingt-neuf jours dans ton belvédère !" (le Prophète avait décidé de se retirer pour un mois) Il répondit : "Le mois parfois est de vingt-neuf jours !" Alors, je me tins sur la porte de la mosquée et je m'écriai à voix haute : "L'Envoyé de Dieu n'a pas répudié ses femmes !" A cette occasion, Dieu révéla ce verset : {Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris la vérité (de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement)...} (4/83) Dans cette affaire, poursuivit 'Omar, j'étais celui qui eut appris la vérité (parmi ceux qui cherchent à être éclairés) et Dieu a révélé le verset du libre arbitrage. (Mouslim n°2704) 84. Combats donc dans le sentier de Dieu, tu n'es responsable que de toi même, et incite les croyants (au combat) Dieu arrêtera certes la violence des mécréants. Dieu est plus redoutable en force et plus sévère en punition. Le jour de Honayn, les gens s'enfuirent, et il ne resta que le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avec six autres compagnons, fermes et inébranlables; il reçut alors la révélation: {Combats donc dans le sentier d'Allah, tu n'es responsable que de toi-même, et incite les croyants au combat}. (4/84) 88. Qu'avez-vous à vous diviser en deux factions au sujet des hypocrites ? Alors que Dieu les a refoulés (dans leur infidélité) pour ce qu'ils ont acquis. Voulez- vous guider ceux que Dieu égare? Et quiconque Dieu égare, tu ne lui trouveras pas de chemin (pour le ramener). Zayd Ibn Thâbit (que Dieu l'agrée) a dit : Lorsque le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se mit en route pour Ouhoud, quelques-uns de ceux qui étaient partis avec lui l'abandonnèrent. Les compagnons du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) furent alors partagés en deux camps : les uns d'entre eux dirent : "Il faut tuer ces hypocrites". Les autres, par contre, rejetèrent cet avis. C'est à cette occasion que fut révélé ce verset : {Qu'avez-vous à vous diviser en deux factions au sujet des hypocrites?...} (Mouslim n°4980) 93. Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l'Enfer, pour y demeurer éternellement. Dieu l'a frappé de Sa colère, l'a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. D'après Sa'îd Ibn Jubayr, les gens de Kûfa n'étant pas d'accord sur le sens de ce verset : {Quiconque tue intentionnellement un Croyant, sa rétribution alors sera l'Enfer..}, je me rendis auprès d'Ibn 'Abbâs pour le consulter à ce sujet et il me répondit : "C'est un des derniers versets révélés et rien ne l'a abrogé". (Mouslim n°5345) 94. Ô les croyants! Lorsque vous sortez pour lutter dans le sentier de Dieu, voyez bien clair (ne vous hâtez pas) et ne dites pas à quiconque vous adresse le salut (de l'Islam) : "Tu n'es pas croyant", convoitant les biens de la vie d'ici-bas. Or c'est auprès de Dieu qu'il y a beaucoup de butin. C'est ainsi que vous étiez auparavant; puis Dieu vous a accordé Sa grâce. Voyez donc bien clair. Dieu est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Ibn 'Abbâs (رضي الله عنهما) a dit : Un groupe de musulmans ayant rencontrés un homme conduisant son troupeau. Celui-ci leur dit : "Que la paix soit sur vous". Les musulmans le tuèrent et prirent son petit troupeau. C'est à cette occasion que fut révélé ce verset {Et ne dites pas à quiconque vous adresse le salut (de l'islam) : tu n'es pas Croyant} Ibn 'Abbâs lut le mot "as-salam" as-salâm. (Mouslim n°5350) 95. Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmité - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier de Dieu. Dieu donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d'excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Dieu a promis la meilleure récompense; et Dieu a mis les combattants au-dessus des non combattants en leur accordant une rétribution immense Al-Barâ (que Dieu l'agrée) a dit : Quand fut révélé ce verset : "Ne sont pas égaux ceux des Croyants qui restent chez eux ... et ceux qui luttent dans le sentier de Dieu", le Prophète ordonna d'appeler Zayd. Celui-ci vint pour mettre ce verset par écrit. Alors, Ibn Oum Maktûm, se plaignit de son aveuglement. Alors ce verset fut révélé {Ne sont pas égaux ceux des Croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelque infirmité}. (Mouslim n°3516) 101. Et quand vous parcourez la terre, ce n'est pas un péché pour vous de raccourcir la Salat, si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l'épreuve, car les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré. Ya'la Ibn Oumaya a dit : "j'ai demandé à 'Omar Ibn al-Khattâb : "vois-tu le fait que les gens raccourcissent tous leur prière alors que dans le verset Dieu (le Très-Haut) dit : {si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l'épreuve} et aujourd'hui on n'a plus peur?" 'Omar a dit : "Je me suis étonnez de la même chose que toi, j'ai donc demandé cela au Prophète qui a dit : "C'est une aumône que Dieu vous a faite, acceptez donc cette aumône""". (Al-Boukhâri, Mouslim, Abou Dâwoud, At-Tirmidhi) 123. Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des gens du Livre. Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors de Dieu, ni allié ni secoureur. Abou Hourayra (que Dieu l'agrée) dit : Après la révélation du verset : {Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela}, les musulmans furent profondément troublés. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) s'adressa alors à eux en ces termes : "Essayez d'être modérés et sincères autant que possible; car, tout mal éprouvé par le musulman lui sera considéré comme une expiation même s'il s'agit d'une simple piqûre d'épine". (Mouslim n°4671) Abou Bakr (que Dieu l'agrée) rapporte: "J'étais chez le Messager de Dieu -que Dieu lui accorde Sa grâce et Sa paix- quand ce verset fut révélé: "Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d'Allah, ni allié ni secoureur" (4/123) Il me dit: "O Abou Bakr! Veux-tu que je te récite un verset que je viens de recevoir?". - Certes oui, répondis-je. Il me le récita. En l'entendant, je sentis que mon échine fut brisée et j'essayai de m'étirer. - Qu'as-tu ô Abou Bakr? me demanda-t-il. - O Messager de Dieu! Qui donc d'entre nous n'a pas commis de mal? Serons-nous rétribués pour tout ce que nous avons perpétré?. - Quant à toi, ô Abou Bakr, et aux croyants, vous en serez punis dans le bas-monde jusqu'à ce que vous arriviez au jour de la résurrection exempts de tout péché. Les autres, Dieu leur réunit tous leurs péchés pour en être châtiés dans l'au-delà". (At-Tirmidhi) 127. Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : "Dieu vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit, et que vous désirez épouser, et au sujet des mineurs encore d'âge faible". Vous devez agir avec équité envers les orphelins. Et de tout ce que vous faites de bien, Dieu en est, certes, Omniscient. D'après 'Aïcha (que Dieu soit satisfait d'elle), 'Urwa Ibn Az-Zubayr transmet qu'ayant interrogé 'Aïcha au sujet de ce verset : {Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d'épouser deux, trois, quatre, parmi les femmes qui vous plaisent...} elle dit : "Ô fils de ma sœur, il s'agit du tuteur qui a la garde d'une orpheline et qui peut convoiter sa fortune et sa beauté et vouloir l'épouser, en lui assignant une dot inférieure à celle qui est de règle pour ses pareilles et qu'un autre pourrait lui assigner. Dieu a donc interdit aux tuteurs d'épouser les orphelines dont ils ont la garde, à moins qu'ils ne soient équitables envers elles en leur assignant une dot complète; sinon ils peuvent épouser n'importe qu'elle autre parmi les femmes qui leur plaisent". 'Urwa ajouta que 'Aïcha avait dit que certains fidèles ayant demandé des éclaircissements au sujet de ce verset à l'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Dieu révéla le verset suivant : {Et ils te consultent à propos de ce qui a été décrété au sujet des femmes. Dis : Dieu vous donne Son décret là-dessus, en plus de ce qui vous est récité dans le Livre, au sujet des orphelines auxquelles vous ne donnez pas ce qui leur a été prescrit et que vous désirez épouser...} 'Aïcha poursuivit : "Ce que Dieu désigne par ce qui vous est récité dans le Livre est le verset où Il dit :{Et si vous craignez de n'être pas justes envers les orphelins,... Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent... "Quant à ce verset, reprit 'Aïcha : {Et que vous désirez épouser} il s'applique à la répugnance que vous éprouvez pour la pupille orpheline lorsqu'elle a peu de fortune et peu de beauté. Aussi, Dieu a-t-Il défendu de rechercher en mariage les pupilles quand elles sont riches et belles, à moins de se montrer équitable envers elles, parce que ce désir ne se manifeste pas quand les pupilles ont peu de fortune et peu de beauté". (Mouslim n°5335) 128. Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n'est pas un péché pour les deux s'ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, puisque les âmes sont portées à la ladrerie. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Aïcha (que Dieu soit satisfait d'elle) a dit : Ces mots du Coran : {Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence...} furent révélés au sujet de la femme dont le mari, ayant passé une longue période avec elle, veut la répudier et qui lui dit alors : "Ne me répudie pas, retiens-moi et je te fais remise de tout ce que tu devrais me fournir". (Mouslim n°5342) 159. Il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux. D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : "Par Celui qui tient mon âme en sa main, la descente de Jésus fils de marie est imminente; il sera pour vous un arbitre juste, et cassera la croix, et tuera les porcs, et mettra fin à la guerre et il prodiguera des biens tels que personne n'en voudra plus. En ce moment, une seule prosternation sera meilleure que le monde et son contenu". Puis Abou Hourayra dit : "Lisez,si vous voulez, les propos de Dieu : {Il n' y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n' aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux} (4/159)". (Al-Boukhari 6/496 et Mouslim 2/189) 176. Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : "Au sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Dieu vous donne Son décret : si quelqu'un meurt sans enfant, mais a une soeur, à celle-ci revient la moitié de ce qu'il laisse. Et lui, il héritera d'elle en totalité si elle n'a pas d'enfant. Mais s'il a deux soeurs (ou plus), à elles alors les deux tiers de ce qu'il laisse; et s'il a des frères et des soeurs, à un frère alors revient une portion égale à celle de deux soeurs. Dieu vous donne des explications pour que vous ne vous égariez pas. Et Dieu est Omniscient. Jâbir Ibn 'Abdoullah (que Dieu l'agrée) a dit : Comme j'étais tombé malade l'Envoyé de Dieu et Abou Bakr vinrent à pied me rendre visite. Au moment où ils arrivaient, j'eus une syncope. L'Envoyé de Dieu fit ses ablutions et en répandit ensuite de l'eau sur moi. Je revins alors à moi et dis : "Ô Envoyé de Dieu, que dois-je faire au sujet de mes biens, comment en dois-je les distribuer aux héritiers?". Le Prophète ne me rien répondit jusqu'à la révélation du verset relatif aux successions : {Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : Au sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Dieu vous donne Son décret :..}. (Mouslim n°3031) D'après Al-Barâ (que Dieu l'agrée), Le dernier verset révélé est : {Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : Au sujet du défunt qui n'a pas de père ni de mère ni d'enfant, Dieu vous donne Son décret :...} (Mouslim n°3036)  

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