Le Saint – Coran

1. Définition :

Littéralement le terme Coran signifie la lecture.

Chez les oussouliyounes : il s’agit des paroles d’Allah – Exalté soit-Il – révélées au Messager d’Allah – que la Paix et le Salut soient sur lui -, en langue arabe, il est inimitable et ceci jusqu’à la plus petite sourate. Il est transmis par génération successive (tawaatour). Sa lecture est une adoration, il commence par la sourate El Fatiha et se termine par la sourate Annas.

2. Les particularités du Coran :

Il apparaît de par la définition, que le Coran se distingue par les caractéristiques suivantes :

 »    Il est la parole d’Allah – Exalté soit-Il – dans sa forme et dans son sens : cela est prouvé par son inimitabilité car il a atteint un niveau d’éloquence en dehors des capacités humaines. Il est une obligation de le suivre et de se conformer à toutes ses injonctions. De ce fait, toute autre parole ne peut être qualifiée de Coran, même s’il s’agit de hadith divin ou prophétique. Car le sens du hadith provient d’Allah – Exalté soit-Il -, mais sa forme est du Prophète – que la Paix et le Salut soient sur lui -, si le hadith est rattaché à Allah – Exalté soit-Il – il s’agit alors d’un hadith divin. Le hadith n’est pas au niveau du Coran dans la législation, il ne peut être utilisé dans la prière, et sa psalmodie n’est pas une adoration comme l’est la psalmodie du Coran.

 »    L’intégralité du Coran est en arabe : il n’y a pas un mot de langue étrangère. L’éxegese du Coran ou sa traduction dans une autre langue ne sont pas du Coran. Et ceci quel que soit son niveau d’interprétation ou d’explication, car le Coran fut révélé par Allah – Exalté soit-Il – en langue arabe dans sa forme comme dans son sens.

 »    Le Coran fut transmit de génération en génération, par l’intermédiaire de groupe important et ceci en remontant jusqu’au Prophète – que la Paix et le Salut soient sur lui -. Il fut mémorisé dés sa première révélation et inscrit à la seconde même ou il fut révélé, et ceci à travers chaque génération. De part cette caractéristique propre au Coran, nous comprenons que ce qui ne fut pas transmit par une chaîne de transmission de haute fiabilité (tawaatour), comme les lectures singulières (chadha), ou bien les hadiths divins ne sont pas considérés comme étant du Coran.

 »    Les lectures singulières ou suspicieuses : Il s’agit d’une forme de lecture qui fut rapportée de façon singulière, telle que celle de Oubayd ibn Ka’b – qu’Allah soit satisfait de lui – concernant le rattrapage du jeûne :  » Fa ‘idatoun min ayam oukhar moutatabi’at « . Ou bien celle rapporté par ibn Mas’oud – qu’Allah soit satisfait de lui – concernant le rachat du serment :  » Fa man la yajib fasiyaamoun thalatahtou ayma moutatabi’at « , le rajout  » moutatabi’at  » dans les deux versets n’est pas d’une transmission de haute fiabilité (tawaatour), de ce fait ces lectures ne sont pas du Coran.

Les lectures suspicieuses n’ont pas d’autorité réglementaire, car elles ne font partie ni du Coran ni de la Sunna. Car rien ne fut rapporté les considérants de l’une de ces deux sources. D’autres voyaient quelles sont des preuves du fait quelles sont suspicieuses comme peut l’être la Sunna. Pour cela elles doivent être entendues du Prophète – que la Paix et le Salut soient sur lui – , car tout ce qui provient de lui est une preuve réglementaire.

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