Le Coran tel qu’il est décrit par le Prophète (P)
Personne ne saurait mieux décrire une chose que celui qui l’a expérimentée, l’a goûtée et a vécu avec elle en symbiose de tout son être: dans son esprit, son âme, son coeur et sa conduite, jusqu’à ce qu’il s’y identifie complètement. Or, c’est le cas du Prophète (P) et des Imams d’Ahl-ul-Bayt (p) dans leur relation avec le Coran. De ce fait ils sont devenus le Coran parlant, incarnant tous ses enseignements, son éthique et ses statuts silencieux. Ce sont eux, et eux seuls qui se trouvent à même d’expliquer chaque lettre, chaque point et chaque signe de ce Noble Livre. Que disent-ils donc du Coran?
Le Prophète (P) dit: «Le Coran est une Richesse illimitée qui comble tous les manques et besoins», c’est dire qu’il vous fait vous passer de toute autre source et qu’avec lui vous n’aurez besoin de rien d’autre, car sa richesse est intrinsèque et qu’il ne la tire que du Riche Absolu, Allah.
Or, la richesse, comme on le sait, n’est pas quelque chose de matériel seulement. Le Coran assure la richesse de l’esprit en le nourrissant de toutes sortes de savoir, de science et d’expérience. Il enrichit le coeur en le dotant d’une bonne hygiène psychologique. Il enrichit également l’âme en lui offrant toutes les occasions de transcendance, de sublimation et de perfectionnement. Le Coran c’est enfin la richesse de la vie, car il permet à celle-ci de rechercher à travers lui les solutions aux problèmes qu’elle rencontre, et de développer grâce à lui ses ressources potentielles.
Le Prophète (P) qualifie le Coran de «remède», c’est-à-dire une pharmacie qui a un médicament pour chaque maladie, qu’elle soit individuelle ou sociale. Or, lorsqu’il y a un médicament qui a fait ses preuves, le malade se rassure que sa maladie, quelle que soit sa gravité, est traitable et guérissable.
Le Messager d’Allah (P) décrit le Coran comme renfermant des «merveilles infinies», c’est dire qu’il ne contient pas seulement une ou quelques merveilles, mais que chaque mot et chaque verset qui le composent, est une merveille, des merveilles éternelles qui demeurent tant que le Coran demeurera. Ceci nous incite évidemment à aller y rechercher ses merveilles avec enthousiasme, tout comme nous accourons vers une île avec curiosité et grand zèle, lorsqu’on nous dit qu’elle renferme des merveilles, des trésors et des choses mystérieuses pour essayer de les découvrir. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, la bibliothèque coranique, bien qu’elle soit riche en ouvrages de commentaires (tafsîr) et de toutes sortes de sciences coraniques, ses étagères sont et seront toujours prêtes à en accueillir des nouveaux. Car de par sa nature, il offre des possibilités de recherches inépuisables et infinies.
Le Prophète (P) a considéré l’apprentissage et l’enseignement du Coran comme l’un des critères de distinction entre les Musulmans: «Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui ont appris le Coran et l’ont enseigné».
De même il a jugé que les plus nobles de la Communauté musulmane sont les mémorisateurs du Coran: «Les nobles de ma Communauté sont les porteurs du Coran et ceux qui veillent la nuit en accomplissant des actes d’adoration».
Or, mémoriser ou porter le Noble Livre signifie dans l’optique du Prophète (P) appliquer ses enseignements. Autrement, le porter sans mettre en pratique ses préceptes, équivaudrait à l’attitude des Banî Isrâ’îl qui ne se conformaient pas aux stipulations de leur Livre:
«Ceux qui ont été chargés de la Thora mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres. Quel mauvais exemple que celui de ceux qui traitent de mensonges les versets d’Allah et Allah ne guident pas les gens injustes».(17)
Il ne suffit donc pas de lire le Coran, comme le font beaucoup de Musulmans, sans essayer de comprendre et de méditer ses significations, ni de le mémoriser sans appliquer ses prescriptions. A quoi bon avoir une bibliothèque riche en ouvrages précieux et très instructifs, si on ne daigne jamais en ouvrir un?
Sans doute, le hadith le plus important du Prophète (P) à cet égard est-il celui dans lequel il trace la voie que sa Communauté doit emprunter après sa disparition:
«Je vous laisse les deux Poids auxquels tant que vous vous accrocherez, vous ne vous égarerez jamais: ce sont le Livre d’Allah et ma progéniture, les Gens de ma Maison (les Ahl-ul-Bayt)».
Car être à l’abri de l’égarement, de la déviation de la ligne islamique après le Prophète (P) passe par deux soupapes de sûreté: s’attacher au Livre d’une part, et à ceux qui en possèdent la science, d’autre part.
Les Imams d’Ahl-ul-Bayt (p) qui tiennent leurs Hadiths du Prophète (P) nous disent que le Coran est une guérison de la mécréance, de l’hypocrisie, de l’égarement et de la déviation, et qu’il dérouille les coeurs et les rend comme un fer dérouillé qu’il paraît nouveau à toutes les époques, qu’il est le meilleur compagnon lors de la solitude, que personne ne le fréquente sans partir chaque fois avec un plus ou un moins : un plus de guidance et un moins d’aveuglement.


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