L’amour et l’amitié selon l’Imâm al-Sâdiq (as)

En plus d’être la source de l’agrément divin et du salut dans l’au-delà, l’amitié, la charité et l’indulgence envers nos congénères nous procurent également en retour l’amitié des gens envers nous, ainsi que la richesse dans ce monde. Une société dont les membres vivent dans l’amitié, la bonté et la bienveillance mutuelle, est une société agréable et belle où il fait bon vivre, une source sûre de bonheur. Toute société humaine privée de ces qualités est une société sèche et sans âme, même si elle dispose d’un système de lois complet bien respecté par tous. Ses habitants vivent dans la frustration et l’anxiété parce que les lois ne prennent pas en compte l’amitié dans les cœurs, ni l’amour pour le prochain ou la philanthropie.

Ces qualités s’obtiennent par l’éducation et la foi et ne peuvent pas être imposées par les lois.

Comme nous le savons, les sociétés qui sont régies par des lois sèches et dures ou indifférentes au sens moral, en particulier les sociétés matérialistes fondées sur le pouvoir de l’argent, ne sont motivées que par les idées de progrès industriel et technique et la recherche de la sécurité matérielle. Elles n’ont pas le moindre souci pour des valeurs telles que la bonté, les sentiments humains. Dans ces sociétés, les gens sont soumis aux pressions psychiques de l’angoisse, et chacun ne vit que pour soi, replié dans sa solitude. Ils envoient leurs personnes âgées dans des maisons de retraite que l’on a qualifiées de mouroirs, des lieux où ne règne aucun sentiment humain réel, mais seulement le strict règlement imposé par le personnel qui accomplit une mission rémunérée. Les parents mis au rebut, les enfants n’entretiennent entre eux aucune relation véritablement humaine. Ils se rencontrent parfois, chacun accompagné de son avocat pour discuter de l’héritage. Ils vivent comme des étrangers les uns vis-à-vis des autres.

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