islamic-sources

  • features

    1. home

    2. article

    3. LA LE’GISLATION PREND LA PARTICULARITE’ EN CONSIDE’RATION

    LA LE’GISLATION PREND LA PARTICULARITE’ EN CONSIDE’RATION

    LA LE’GISLATION PREND LA PARTICULARITE’ EN CONSIDE’RATION
    LA LE’GISLATION PREND LA PARTICULARITE’ EN CONSIDE’RATION
    Rate this post

    LA LE’GISLATION PREND LA PARTICULARITE’ EN CONSIDE’RATION

    1- Pour ce qui est du premier point, les trois qualifications législatives exprimées par les trois versets n’indiquent pas l’infériorité de la femme quant à son humanité. Elles ne concernent que la nature du mouvement de la distribution de la fortune, en fonction des responsabilités des héritiers dans la législation islamique touchant au statut économique de l’homme qui lui donne la responsabilité d’assurer les dépenses du foyer aussi bien que de payer la dot. Le fait que la femme n’ait aucune responsabilité dans ce domaine implique l’existence d’une sorte d’équilibre s’établissant au niveau de la partie attribuée à l’homme lors du partage des successions. Dans ce genre de partage, il se peut que les parts des enfants soient supérieures à celles de leurs pères, ce qui ne veut nullement dire que les premiers ont, dans la législation, une valeur humaine supérieure à celle des seconds.

    Quant au « témoignage » que l’on rend devant les tribunaux, le verset avance comme cause, la question de prendre des précautions préventives pour assurer la justice. Le penchant affectif qui peut avoir, chez la femme, une plus grande puissance que chez l’homme, peut la conduire à s’écarter de la vérité, lors du témoignage rendu devant les juges. L’Islam veut qu’il y ait consultation et rappel des souvenirs de l’une et de l’autre de chacune des deux femmes rendant un témoignage, pour que la vérité soit établie dans le cadre de l’équilibre dans la connaissance de la question. On peut même dire que le fait qu’une femme aide une autre femme à se rappeler implique que l’autre femme est capable de la réflexion et de la concentration nécessaires pour rendre témoignage, ce qui fait que l’élément féminin n’est pas négatif d’une manière absolue, mais il est plutôt positif dans la mesure où il est capable de prouver la véracité du vrai, comme c’est le cas dans la réunion du témoignage rendu par un homme au témoignage rendu par un autre homme pour assurer la validité de la preuve qui ne peut s’établir que par les témoignages de deux hommes reconnus justes. Il est clair que cette réunion ne veut nullement dire qu’un seul homme est imparfait du point de vue de sa nature mentale ou humaine, du fait que son témoignage, à lui seul, n’est pas suffisant.

    A la lumière de ces faits, on ne peut pas considérer que les traditions qu’on tient de l’Imam ‘Ali et qui figurent dans le recueil de ses paroles. « Nahj al-Balâgha » (la Méthode de l’E’loquence)4 affirmant que le manque d’humanité de la femme, parallèle au manque de sa part dans la succession, de sa raison et de sa foi…, on ne peut pas considérer que ces traditions sont le fruit d’une réflexion assez profonde au sujet de la femme… Ces traditions peuvent être influencées par certaines circonstances et atmosphère particulières qui imposent une certaine forme d’expression riche en allusions. Elles peuvent porter aussi les marques d’une réalité caractérisée par une longue histoire d’ignorance et d’arriération imposées à la femme, dans le cadre de ses rapports avec l’homme, et représentées dans les méthodes de son éduction et de sa préparation à la vie sociale. Cela a pu soumettre son mouvement dans la réalité à la nature de la méthode et des procédés pédagogiques dont l’application a conduit à des résultats négatifs au niveau de la personnalité de la femme et de son ouverture face aux affaires et problèmes de la vie, sans que cela ne soit l’expression d’un manque au niveau de l’essence de sa nature humaine.

    Quant à la question relative à son manque de foi, nous ne pouvons pas imaginer qu’il s’agit d’une expression ordinaire parmi celles dont le sens réel est celui qu’on saisit de ce qui est directement donné par la forme littérale ou apparente des vocables. Car la question est que l’impossibilité, pour la femme, de s’acquitter de ses obligations religieuses représentées par la prière et le jeûne n’est occasionnée que par la nécessité de la réconforter par la prise en compte de son état physique caractérisé par le manque de la pureté légale indispensable pour l’observation des obligations du culte dans les conditions d’une spiritualité suffisante. Cette situation est comparable à celle du raccourcissement de la prière et du jeûne pendant le voyage pour réconforter le voyageur et répondre positivement au besoin qu’on a de trouver le calme et la stabilité, normalement manquants lors des voyages, pour pouvoir accomplir les actes du culte.

    Il se peut que certaines femmes croyantes vivent la spiritualité de l’adoration à travers l’ouverture et l’attachement fidèle à Dieu même lorsqu’elles se trouvent en état d’indisposition physique. Elles l’expriment en se mettant à exercer, avec ferveur, certaines pratiques non canoniques comme l’invocation de Dieu, la prononciation de Ses louanges et la reconnaissance de Sa grandeur et de Son unicité au point qu’on aimerait que la Loi lui ait permis de pratiquer la prière canonique même lorsqu’elle est en état d’indisposition. On peut même penser que la recommandation voulant que la femme en menstruation reste sur son tapis de prière, au moment de l’exercice de cette dernière, n’implique pas le manque de foi considérée comme un état de conscience spirituelle centré, de la part de la sensibilité, sur le contenu de la croyance, mais il exprime une sorte de planification du mouvement de l’homme dans l’acte culturel relatif à l’aspect matériel du culte considéré dans sa dimension corporelle et selon ses conditions particulières. Cela exige qu’une législation soit instaurée à l’intention de la femme pour qu’elle reste dans l’atmosphère du culte où la contemplation et le fait d’évoquer Dieu et de l’invoquer constituent une compensation de la prière non observée en raison de l’indisposition. De même, l’existence d’une législation concernant le rattrapage du jeûne, lorsque la femme retrouve sa pureté légale, prouve que la question n’est pas celle d’un manque profond et fondamental, mais une organisation du temps du jeûne en fonction des conditions subjectives de l’être humain.

    Quant au deuxième point, il représente une sorte d’organisation de la vie conjugale qui charge l’homme des affaires de la femme à travers sa responsabilité financière en rapport avec les dépenses du foyer, et à travers certaines caractéristiques subjectives qui le distinguent en lui conférant une capacité plus grande que celle de la femme d’affronter la situation quand il s’agit de certaines des questions privées de la vie conjugale et de certains besoins personnels. Il n’est donc pas nécessaire qu’il y ait différence au niveau de l’humanité de la femme considérée par rapport à celle de l’homme et du point de vue de la raison, de la sagesse, de la clairvoyance et de la conscience des choses à travers les éléments naturels de la personnalité dans ses propres possibilités ou capacités.

    Si certains pensent que l’autorité ou la responsabilité dont parle le verset, englobe toutes les affaires en général, comme le gouvernement et la justice, nous pensons, de notre côté, que cela n’est pas désigné par le verset dont l’atmosphère générale donne l’impression qu’il s’agissait plutôt des affaires de la demeure conjugale. Il en est ainsi en raison de la ramification qui ne peut pas être considérée comme une simple ramification particulière d’une affaire générale et universelle. Elle représente, d’une part, et en raison de l’apparition coutumière, une ramification significative sur le plan de l’universalité du jugement. Sinon, il serait plus prioritaire de parler des affaires du gouvernement, de la justice et de la lutte sacrée (Jihâd) et non pas de la nécessité d’établir l’ordre dans le foyer. D’autre part, le verset parle de l’autorité relative au rôle que l’homme joue vis-à-vis de la femme, et ce pour que l’affaire soit, dans toutes ses particularités sur le plan de l’application, une affaire d’un homme et d’une femme. Mais ce dernier aspect de la question n’est pas concerné par l’autorité dans le domaine de la justice et du gouvernement, car à l’autorité qui leur est relative doivent se soumettre tous les sujets concernés par la justice et par le gouvernement, mais cela n’est valable que dans un contexte différent de celui impliqué par le verset tel qu’il se présente à partir de sa signification littérale.

    On peut même ajouter une troisième remarque: l’autorité dont parle le verset est instituée à partir des deux questions de la dépense et de la responsabilité qui constituent, ensemble, le fondement de la qualification. Cela ne veut pas dire que l’autorité englobe les affaires publiques, car ces affaires n’ont aucun rapport avec la dépense dans la mesure où la responsabilité représente le fondement de leur institution comme ayant une valeur législative.

    Quant au troisième point, il ne donne pas l’impression qu’il s’agit d’une faiblesse de nature. Il s’agit plutôt d’une méthode bien déterminée d’éduction qui peut avoir des conséquences négatives sur le processus suivi par le développement de la personnalité chez la femme. Le remplacement d’une telle méthode par une autre peut donner lieu à des conséquences différentes qui peuvent être positives au niveau du développement des capacités personnelles dans le mouvement de l’existence humaine de la femme…

    Quoi qu’il en soit, le paragraphe faisant partie du verset en question n’inspire pas qu’il y ait un élément de faiblesse humaine dans la personnalité de la femme, même s’il ne suggère pas la présence d’un élément de nature opposée.

    Le verset peut même nous suggérer que la femme est aussi ouverte que l’homme aux aspects positifs des valeurs spirituelles et qu’elle possède la même fermeté que l’homme dans la révolte contre les points faibles de sa personnalité, et ce pour que, devant Dieu, le pardon et la récompense soient communs au niveau des grandes rétributions, chose que peut nous suggérer le noble verset coranique suivant:

    « Aux Musulmans et aux Musulmanes; aux Croyants et aux Croyantes; aux obéissants et aux obéissantes; à ceux et à celles qui sont sincères; à ceux et à celles qui sont patients; aux soumis et aux soumises; à ceux et à celles qui observent le jeûne; à ceux et à celles qui ne commettent pas l’adultère et à ceux et celles qui, souvent, évoquent Dieu… Dieu a préparé un pardon et une immense récompense ».

    Coran, « les Factions » (al-Ahzâb), XXXIII 35.

    Il s’agit donc d’un discours qui porte sur la société, sur la sphère étendue qui comprend les hommes et les femmes à la fois, en ce que l’Islam cherche à atteindre dans le domaine de l’éduction spirituelle et pratique qui met l’accent sur les positions de la force considérées comme celles de l’engagement dans la personnalité islamique, dans l’appartenance à l’Islam et à la foi et dans l’ouverture à ces deux instances en ce qu’elles représentent comme ouverture et soumission à Dieu, comme sincérité dans la parole, dans l’attitude, dans l’intention et comme patience dans les situations difficiles, aux moments de troubles.

    Il s’agit donc d’une soumission avec laquelle l’homme se voit gagner par un profond sentiment qui, incarné dans les affections et émotions de son âme, comme dans sa pensée, le met en la présence de la majesté de Dieu. Il s’agit de la charité qui, sous la forme de l’aumône (zakât), consiste à donner ses biens, rien que pour satisfaire Dieu, même quand on est dans le besoin. Il s’agit du jeûne qui révèle la forte volonté dans le fait de supporter la faim, la soif, la privation des instincts, le renoncement vis-à-vis des objets interdits pour faire face à l’irruption de l’instinct sexuel et pour s’adonner à l’évocation de Dieu dans toutes les circonstances, dans la conscience de la pensée et dans le mouvement de l’attitude.

    Il s’agit de la ligne droite, du mouvement engagé, fort et conscient, des valeurs spirituelles ouvertes à Dieu et, à travers Lui, à la vie et à l’homme.

    Il s’agit de la société de la femme engagée et de l’homme engagé dans la fidélité à Dieu. Cet engagement donne plus qu’une preuve sur le fait que l’éducation islamique consciente peut donner naissance à ces grandes valeurs chez l’homme et la femme à la fois, si toutefois l’un et l’autre vivent les mêmes conditions et suivent la même voie.

    Ce sont des idées inspirées du verset mentionné plus haut et très nombreuses sont les inspirations semblables du Noble Coran qui place l’homme, considéré dans son humanité, dans la position de lancer l’appel divin dont le but est de transformer la vie pour la refaire à l’image du message qu’il porte.
    alhassanain.com