Exégèse de la sourate 33 : Les coalisés
( Accueil > Coran > Exégèse)

6. Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité [sur les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de la Mecque] selon le livre de Dieu, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre.

Abdoullâh Ibn ‘Abbas dit au khawârij : « Sur le fait qu’Ali avait livré bataille sans pour autant constituer de prisonniers de guerre comme d’ailleurs le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) fit ! Voulez-vous vraiment prendre votre Mère ‘Aicha comme captive et la traiter comme telle ? Si votre réponse est oui, c’est que vous êtes tombés dans la mécréance. Et si vous dites que ‘Aicha n’est pas votre Mère, vous tomberiez aussi dans la mécréance car Dieu (Exalté soit-Il) a dit : {Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères} (33/6).

10. Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas [de toutes parts], et que les regards étaient troublés, et les cœurs remontaient aux gorges, et vous faisiez sur Dieu toutes sortes de suppositions…

D’après ‘Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle), « Ces mots du Coran : {Quand ils vous vinrent d’en haut et d’en bas (de toutes parts) et que les regards étaient troublés et les cœurs remontaient aux gorges…} firent allusion au jour du Fossé ». (Mouslim n°5341)

12. Et quand les hypocrites et ceux qui ont la maladie [le doute] au cœur disaient : « Dieu et Son messager ne nous ont promis que tromperie ».

Al-Barâ Ibn ‘Âzib (que Dieu l’agrée) narre : « Pendant que nous creusions le Fossé, un rocher nous donna beaucoup de mal : aucune pioche ni massue ne l’entamait. Nous nous en sommes plaints au Prophète qui prit la pioche de Salmân Al-Fârissi et dit : « Au nom de Dieu ».
Il frappa un premier coup qui arracha le tiers du rocher et une vive lumière en sortit.
Le Prophète s’exclama : « Allâhou Akbar [Dieu est Grand], j’ai reçu les clés de la Mésopotamie ! Par Dieu, je viens de voir ses palais rouges à l’instant et de cet endroit ! »
Puis, il frappa un deuxième coup qui en arracha un autre tiers et une vive lumière apparut dans la direction de la Perse.
Le Prophète dit : « Dieu est Grand, j’ai reçu les clés de la Perse ! Par Dieu, je vois le palais blanc d’Al-Madâ’in [le nom donnée par les Arabes à la capitale de la Perse] de cet endroit même ! Gabriel m’a dit que ma nation en sera victorieuse alors soyez heureux de cette bonne nouvelle ! »
Puis, le Prophète frappa un troisième coup et dit : « Au nom de Dieu », le reste du rocher se brisa et une lumière vive jaillit du côté du Yemen comme une torche au cœur de la nuit noire.
Le Prophète s’exclama : « Allâhou Akbar, j’ai reçu les clés du Yemen. Par Dieu, je vois d’ici les portes de Sanca. »
C’est alors que les Hypocrites se dirent entre eux comme nous le révèle Coran : {Dieu et son Prophète ne nous font que de fausses promesses}. Par la suite, après la mort du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), le compagnon Aboû Horayra, voyant les armées musulmanes aller de victoire en victoire et de conquête en conquête disait : « Conquérez toutes les villes que vous voulez, il n’y en a pas une dont on n’a pas donné les clés au Prophète ».

21. En effet, vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Dieu et au Jour dernier et invoque Dieu fréquemment.

Hafs Ibn ‘Asim transmet qu’ Ibn ‘Omar (que Dieu l’agrée) lui a dit : « Ô mon neveu! J’ai accompagné le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) pendant le voyage; il ne priait jamais plus de deux rak’a, telle fut sa tradition jusqu’au terme de sa vie. J’ai accompagné en voyage, de même, Abou Bakr, ‘Omar et ‘Uthmân; chacun d’eux ne priait jamais plus de deux rak’a et ce fut jusqu’à leur mort. Or, Dieu (le Très-Haut) a dit : {En effet, Vous avez dans le Messager de Dieu un excellent modèle…} ». (Mouslim n°1112)

23. Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Dieu. Certain d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement);

La révélation de ce verset après la bataille d’Ouhoud

Anas (que Dieu l’agrée) a dit : Mon oncle dont je pris le nom n’avait pas pris part à la bataille de Badr avec l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui). Il en fit désolé et dit : « Je n’ai pas pris part au premier combat livré par le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) aux polythéistes. Mais, si Dieu me permet d’assister à un autre en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui), Il verra comment je me comporterai ». Et il craignit de dire autre chose. Ensuite, il assista en compagnie du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à la bataille de Ouhoud. Et comme Sa’d Ibn Mu’âdh se présentait à lui, Anas lui dit : « Ô Abou ‘Amr où (vas-tu)? ».
– « Je sens, lui répondit-il, le parfum du Paradis s’exhalant de Ouhoud ».
Il ajoute : Nous trouvâmes tué et son corps percé de plus de quatre-vingts blessures, coups de sabre, de lance, de flèches. Sa sœur, ma tante Ar-Rubayyi’ bint An-Nadr a dit : « Je n’ai reconnu mon frère que du bout d’un de ses doigts »; et ce verset fut révélé : {Il est, parmi les Croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Dieu. Certains d’entre eux ont atteint leur fin et d’autres attendent encore; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} il dit : « On croyait qu’il avait été révélé au sujet de lui et de ses compagnons ». (Mouslim n°3523)

Le Messager (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se tint auprès du corps de Mous’ab et dit en le regardant de ses yeux lumineux plein d’affection et de gratitude : {Il y a parmi les croyants des hommes qui ont été fidèles au pacte qu’ils avaient conclu avec Dieu}.

28-29. ô Prophète! Dis à tes épouses : « Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous demanderai [les moyens] d’en jouir et vous libérerai [par un divorce] sans préjudice. Mais si c’est Dieu que vous voulez et Son messager ainsi que la Demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense.

D’après ‘Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle), Quand l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) reçut de Dieu l’ordre d’offrir à ses femmes de choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint me trouver la première et me dit : « Je vais t’entretenir d’une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n’auras pas consulté tes parents ». Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne m’engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit : « Allah, l’Exalté a dit : {Ô Prophète! Dis à tes épouses : Si c’est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerez (les moyens) d’en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c’est Dieu que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Dieu a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense »}.
– « A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c’est Dieu, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire? »
Les autres épouses du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) firent de même. (Mouslim n°2696)

35. Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’ aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.

D’après Um Umara des Ansars elle alla une fois dire au Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) : « je pense que tout a été donné aux hommes et rien aux femmes ».
C’est alors qu’a été révélé ce verset : {Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’ aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.} (33/35) (At-Tarmidhi n°2565)

Um Salamata (que Dieu l’agrée) qu’elle a dit : « Messager de Dieu ! Pourquoi le Coran ne parle pas de nous comme il parle des hommes? Puis j’ai été surprise un jour de l’entendre s’exprimer ainsi sur le chaire : « Ô vous les hommes ! »
J’étais alors en train de m’occuper de mes cheveux et je me suis coiffée et me suis approchée de la porte et ai collé mon oreille au « mur » et l’ai entendu dire : « Certes, Dieu le Très Majestueux a dit : {Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’ aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.} (33/35) ». (Ahmad)

37. Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Garde pou toi ton épouse et crains Dieu », et tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Dieu qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement de Dieu doit être exécuté.

Ibn Al-Qayyim (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : « Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) regarda Zaynab Bint Djahch (رضي الله عنها) et dit : « Louange à Celui qui détourne les Cœurs ». Elle était l’épouse de Zayd Ibn Hâritha (que Dieu l’agrée) son esclave affranchit, qui voulait divorcer d’elle. Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : « Crains Dieu ! Et garde pour toi ton épouse ». (Al-Boukhâri, Mouslim)
Et quand Zayd (que Dieu l’agrée) a divorcé d’elle, Dieu (le Très-Haut) a fait, du haut des sept cieux [sab’a samawât], qu’elle épouse le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui). Dieu est Le Proche [Waliy] qui l’a fait [Zaynab] épouser au Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui).
Il lui conclut l’acte de mariage du haut de Son Trône [‘arch], et Il révéla à son Prophète : {Quand tu disais à celui que Dieu avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l’avais comblé : « Garde pour toi ton épouse et crains Dieu », et tu cachais en ton âme ce que Dieu allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Dieu qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement de Dieu doit être exécuté. } (33/37) ». (Kitâb al-Dâ’a wal-Dawâ’ p.378)

45. ô Prophète! Nous t’avons envoyé [pour être] témoin, annonciateur, avertisseur.

Selon ‘Oqba Ibn ‘Amr (que Dieu l’agrée), le Messager d’Allâh (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sortit rendre visite à ceux qui avaient été tués à la bataille de Ouhoud. Il invoqua Allâh pour eux huit ans après leur mort à la façon de quelqu’un qui faisait ses adieux aux vivants et aux morts. Puis il monta sur la chaire et dit : « (Au jour du jugement dernier) je vous précède pour préparer mon intercession pour vos pécheurs et mon témoignage pour les justes, car je dois être votre témoin ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

49. ô vous qui croyez! Quand vous vous mariez avec des croyantes et qu’ensuite vous divorcez d’avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai d’attente. Donnez-leur jouissance [d’un bien] et libérez-les [par un divorce] sans préjudice.

Ibn Taymiya (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit: « Il en est de même lorsque Dieu dit : {Ô vous qui croyez ! Quand vous épousez les croyantes et qu’ensuite vous divorcez avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer un délai de viduité} (33/49); {Nul grief contre vous si vous divorcez avec des femmes que vous n’avez point touchées} (2/236). Ainsi, si un mari touche sa femme sans désir, alors, en cas de divorce, le délai de viduité n’est pas requis, le paiement de la dot n’est pas exigible, et les liens de la belle-alliance ne sont pas consacrés, comme l’affirme le consensus des savants ». (Majmû’ Fatâwâ 21/223-224)

51. Tu fais attendre qui tu veux d’entre elles, et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t’est fait aucun grief si tu invites chez toi l’une de celles que tu avais écartées. Voilà ce qui est le plus propre à les réjouir, à leur éviter tout chagrin et à leur faire accepter de bon cœur ce que tu leur as donné à toutes. Dieu sait, cependant, ce qui est en vos cœurs. Et Dieu est Omniscient et Indulgent.

‘Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle) a dit : Je jalousais les femmes qui s’offrent elles-mêmes à l’Envoyé de Dieu et disais : « Comment une femme ose-t-elle faire don d’elle-même ainsi? » Quand Dieu révéla ce verset : {Tu fais attendre qui tu veux d’entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux. Puis il ne t’est fait aucun grief si tu invites chez toi l’une de celles que tu avais écartées…}, je dis : « Il me semble que ton Seigneur se hâte de satisfaire tes désirs ». (Mouslim n°2658)

‘Aïcha (que Dieu soit satisfait d’elle) a dit : L’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) demandait notre assentiment au jour fixé pour chacune de nous, depuis la révélation de ce verset : {Tu fais attendre qui tu veux d’entre elles et tu héberges chez toi qui tu veux…}
– « Et toi, lui demanda Mu’âdha, que répondais-tu à l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) quand il te demandait la permission d’aller passer la nuit chez l’une de ses autres femmes? »
– « Je lui disais, répliqua-t-elle, si cela dépend de moi, je ne donnerai la prédilection à aucune sur moi ». (Mouslim n°2697)

53. ô vous qui croyez! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors que Dieu ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager de Dieu, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès de Dieu, un énorme pêché.

Anas (que Dieu l’agrée) a dit : Je fus parmi les convives du repas de noce de Zaynab. Les fidèles mangèrent du pain et de la viande jusqu’au rassasiement. Le Prophète m’avait chargé d’aller inviter les gens. Une fois le repas terminé, le Prophète se leva pour sortir et je le suivis. Or, deux hommes, absorbés dans leur causerie, ne quittèrent pas la maison du Prophète. Celui-ci alla voir ses femmes l’une à la suite de l’autre en adressant ainsi le salut à chacune d’elles : « Que la paix soit sur vous. Comment allez-vous, ô gens de la maison? ».
– « Nous allons bien, ô Envoyé de Dieu!
Comment as-tu trouvé ta (nouvelle) femme? ».
– « Elle va bien, » répondit le Prophète. Quand il eut terminé son tour, il rentra chez lui, étant toujours accompagné de moi. Une fois arrivé à sa maison, il trouva encore les deux hommes, absorbés toujours dans leur causerie. Il revint alors sur ses pas. Ayant remarqué son acte, ils se levèrent et s’en allèrent. Par Dieu! Je ne me souviens plus si c’est moi qui ai avisé le Prophète de leur départ ou si c’est la Révélation céleste qui l’en avait mis au courant. Il retourna alors, étant toujours accompagné de moi. Et en mettant le pied au seuil de la porte, il fit tomber le rideau pour se séparer de moi. Ce fut à cette occasion que Dieu – le Très-Haut – révéla ce verset : {N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite…} (Mouslim n°2565)

Muhammad Ibn Abdallah al-Hafiz nous a rapporté d’après Abou Abbas Muhammad Ibn Ya’qoub d’après Yahya Ibn Abi Talib d’après Ishaq Ibn Abi Talib d’après Ishaq Ibn Mansour d’après Issa Ibn Abd ar-Rahman as-Soulami d’après Ishaq d’après Sila qui le tenait de Hoydhayfa (que Dieu l’agrée) qu’il avait dit à son épouse : « Si tu veux être mon épouse au Paradis, ne te remarie pas après ma mort car, au Paradis, la femme sera l’épouse de son dernier mari ici-bas.Voilà pourquoi Dieu a interdit aux épouses du Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) de se remarier, car elles seront ses épouses au Paradis » ». (Al-Bayhaqi dans as-Sunan 7/69)

59. Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.

Ibn Mas’ud , Ibn ‘Abbas et ‘Ubayda al-Salamani, ainsi que d’autres compagnons (رضي الله عنهم) on dit : « Cela veut dire qu’elles doivent cacher tout le visage excepté un seul oeil pour voir (leur chemin) ».

Ibn ‘Abbas (رضي الله عنهما) a dit : « A celles qui sortent de leurs maisons, parmi les musulmanes, Dieu ordonne de se couvrir les visages par leurs [jalabib] et de ne laisser montrer qu’un seul oeil ».

Il a été rapporté qu’Ibn ‘Abbas (رضي الله عنهما) fut questionné sur l’interprétation de ce verset. Alors, il prit le bout de son turban et couvrit son visage en faisant ressortir une partie de son œil et il dit : « Le voile c’est ainsi ».

Ibn Sirine (rah) a dit : « J’ai demandé à Soufian Ben Al-Hareth Al-Hadrami au sujet de ce verset : {Recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leurs voiles}, il m’a répondu : « Il s’agit de voiler et le corps et le visage de sorte qu’on ne laisse qu’un petit espace à l’œil afin de pouvoir regarder devant lui » ».

69. Ô vous qui croyez! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Dieu l’a déclaré innocent de leurs accusations, car il était honorable auprès de Dieu.

Abou Hourayra (que Dieu l’agrée) a dit : « Le Messager de Dieu a dit que Moïse était un homme timide qui avait l’habitude de cacher son corps totalement pour qu’on n’en vît rien. Ensuite des gens des fils d’Israël le dénigrèrent et dirent : « il ne se couvre de cette façon que parce qu’il a un défaut à la peau : la lèpre ou une hernie ou une autre tare ». Dieu voulut démontrer la fausseté de leurs propos à l’endroit de Moïse. Celui-ci s’isola un jour et mit ses vêtements sur une pierre pour se baigner. Quand il termina son bain, il alla chercher ses vêtements et découvrit que la pierre les avait emportés. Moïse reprit son bâton et se mit à la poursuite de la pierre en criant : « mes vêtements, ô pierre ! Mes vêtements, ô pierre » ! Il continua ainsi jusqu’à son arrivée devant une foule des fils d’Israël et ils le virent dans la plus belle nudité telle qu’il avait été créé par Dieu. Moïse fut ainsi blanchi de leurs accusations et la pierre se stabilisa et il récupéra ses vêtements puis se mit à frapper la pierre. Au nom de Dieu, la pierre porte des traces des trois ou quatre ou cinq coups de bâton assénés par Moïse. Voilà à quoi renvoient les propos : {ô vous qui croyez! Ne soyez pas comme ceux qui ont offensé Moïse. Dieu l’a déclaré innocent de leurs accusations, car il était honorable auprès de Dieu} (33/69) ». (Al-Boukhari n°3404)


more post like this