Exégèse de la sourate 26 : Les poètes
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3-4. Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants! Si Nous voulions, Nous ferions descendre du ciel sur eux un prodige devant lequel leurs nuques resteront courbées.

Ibn ‘Abbâs commenta ce verset : {Il y aura des damnés et des heureux} (11/105) et les versets de ce genre en disant : « Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) tenait beaucoup à ce que tous les gens croient et prêtent serment (bay’â) de suivre l’enseignement divin. Mais Dieu l’informa que seul croira celui auquel Dieu a destiné le bonheur depuis le début des temps, alors que celui auquel Dieu a destiné le malheur depuis le début des temps s’égarera. Puis Dieu consola son Prophète : {Il se peut que tu te consumes de chagrin parce qu’ils ne sont pas croyants! Si nous voulions, nous ferions descendre du ciel sur eux un prodige (miracle), devant lequel leurs nuques resteront courbées} (26/3-4) ».

181. Donnez la pleine mesure et n’en faites rien perdre [aux gens].

182. et pesez avec une balance exacte.

Sùweyd Ibn Qays (que Dieu l’agrée) rapporte : « Nous avons importé, Makhrama Al-‘Abdi et moi, des vêtements de Hajar. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) vint me trouver et nous demanda le prix d’un pantalon. J’avais alors quelqu’un que je payais pour peser la marchandise. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : « Pèse et fais bien pencher la balance » ». (Abou Dâwoûd et At-Tirmidhi)

214. Et avertis les gens qui te sont les plus proches.

D’après Abou Hourayra (que Dieu l’agrée), lorsque fut révélé ce verset : {Et avertis les gens qui te sont les plus proches.} l’Envoyé de Dieu appela les Qoraychites à se réunir. Allant du général au particulier, il s’adressa à eux en ces termes : « Ô Banû Ka’b Ibn Lu’ay, sauvez-vous du Feu; Ô Banû Murra Ibn Ka’b, sauvez-vous du Feu; Ô Banû ‘Abd Chams, sauvez-vous du Feu; Ô Banû ‘Abd Manâf, sauvez-vous du Feu; Ô Banû Hâchim, sauvez-vous du Feu; Ô Banû ‘Abd Al-Muttalib, sauvez-vous du Feu; Ô Fâtima, sauve-toi du Feu. Car je ne puis rien pour vous tous auprès de Dieu sinon que le maintien de nos liens de parenté que je maintiendrai ». (Mouslim n�303)

D’après Ibn ‘Abbâs (que Dieu l’agrée) : Lorsque fut révélé ce verset : {Et avertis les gens qui te sont les plus proches} le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se dirigea vers le mont As-Safâ et l’escalade, puis poussa un cri d’avertissement. Les gens se demandèrent alors qui appelait ainsi. Connaissant que c’était Muhammad, ils allèrent le retrouver.
– Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé les Banû ‘Abd Manâf! Hé! les Banû ‘Abd Al-Muttalib. Quand ils s’étaient tous assemblés, le Prophète leur dit : « Eh bien! Figurez-vous que je vous annonce qu’il y a au pied de cette montagne des cavaliers qui veulent vous attaquer, me croiriez-vous? ».
– « Certes oui, répondirent-ils, car, tu n’as jamais menti ».
– « Eh bien! reprit-il, je vous avertis que vous êtes menacés d’un châtiment terrible ».
– « Que tu périsses!, s’écria Abou Lahab, est-ce pour cela que tu nous as rassemblés? ». C’est alors que fut révélé ce verset : {Que périssent les deux mains de Abou Lahab}, et en fait, il périt. (Mouslim n�307)


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