Exégèse de la sourate 112 : Le monothéisme pur
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Les mérites de cette sourate

Selon Abou Sa’îd Al-Khoudri (que Dieu l’agrée), le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit à propos du chapitre {Dis : « C’est Lui Dieu, seul et unique…} : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, ce chapitre équivaut au tiers du Coran ».

Dans une autre version : « Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit à ses compagnons : « Est-ce que l’un de vous est capable de lire chaque nuit le tiers du Coran? »
Ils trouvèrent la chose peu aisée et dirent : « Qui de nous est capable de cela? ï��Messager de Dieu! »
Il dit : « Le chapitre {Dis : « C’est Lui Dieu, seul et unique. Dieu, le recours suprême et efficient…}, représente le tiers du Coran ». (Al-Boukhâri)

Selon lui encore, un homme entendit quelqu’un réciter le chapitre 112 et le répéter. Le lendemain matin il alla trouver le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et lui rapporta la chose. Cet homme semblait donner peu d’importance à ce court chapitre.
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, ce chapitre équivaut au tiers du Coran ». (Al-Boukhâri)

Selon Anas (que Dieu l’agrée), un homme dit : « Ô Messager de Dieu! J’aime ce chapitre : « Dis : « C’est Lui Dieu, seul et unique… ».
Il lui dit : « Ton amour pour lui t’a déjà fait entrer au Paradis ». (At-Tirmidhi qui dit bon et Al-Boukhâri)

Mou’adh Ibn Anas a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a dit : « Celui qui lit dix fois « Dis : Il est Dieu Unique » [Sourate : « Al-Ikhlas » (Le monothéisme pur)], Dieu lui construira une maison au Paradis ». (Ahmad)

Aïcha : le Prophète avait envoyé une fois un homme à la tête d’une expédition. Au cours du déplacement, cet homme présidait à la prière et la terminait par Dis : « Il est Dieu, Unique. A leur retour, les membres de l’expédition racontèrent la chose au Prophète : « Interrogez-le pourquoi il faisait cela » dit-il. On l’interrogea effectivement et alors il dit : « Parce que c’est l’attribut du Tout Miséricordieux et j’aime en faire la récitation. » Après quoi, le Prophète dit « Informez le que Dieu l’aime. »

Selon Abou Hourayra (que Dieu l’agrée) , le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) a récité dans les deux unités de prière surérogatoires de l’aube : « Dis : « Ô vous les Mécréants!… » (109) et : « Dis : « C’est Lui Dieu, seul et unique… » (112) ». (Mouslim)

Ibn ‘Omar (رضي الله عنهما) a dit : « J’ai longuement suivi du regard le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) durant tout un mois. Il récitait dans les deux unités de prière surérogatoires précédant celles de l’aube : « Dis : « Ô vous les Mécréants!… » (109), et : « Dis : « C’est Lui Dieu, seul et unique… » (112). (At-Tirmidhi)

Ubay ibn Ka’b : l’Envoyé a dit : Celui qui récite Dis : « Il est Dieu, Unique. Dieu…, c’est comme s’il récitait le tiers du Coran.

Aïcha : Lorsque l’Envoyé se mettait au lit chaque nuit, il réunissait ses deux mains, y soufflait, puis y récitait Al Ikhlas, Al Falaq, An nâs. Après quoi, il essuyait de ses paumes ce qu’il pouvait de son corps. Il commençait par sa tête et son visage, et ce qui fait face de son corps. Il faisait cela trois fois.

Les causes de la révélation de cette sourate

Ikrima : les juifs ont dit : « Nous adorons ‘Uzayr, fils de Dieu. » Les chrétiens ont dit « Nous adorons le Christ, fils de Dieu. » Les mazdéens ont dit « Nous adorons le soleil et la lune. » et les associateurs ont dit « Nous adorons les idôles. » Alors Dieu fit descendre sur Son Envoyé : Dis : « Il est Dieu, Unique.

Ubay ibn Ka’b : les associants ont dit au Prophète : « Ô Muhammad, définis-nous l’origine de ton Seigneur. » Alors Dieu a fait descendre {Dis : Il est Dieu, Unique. Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus – C’est Dieu qui n’engendra ni ne fut engendré, car toute chose engendrée meurt, et toute chose qui meurt est héritée. Tandis que Dieu Tout-Puissant, Très-Haut ne meurt pas, et n’est pas hérité, – Et nul n’est égal à Lui »}.

2. Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons

Ibn Abbâs : Il est le Maître dont la prédominance est bien accomplie, le Noble dont la noblesse est bien accomplie, le Majestueux dont la majesté est bien accomplie, le Tout indulgence dont l’indulgence est bien accomplie, le Connaissant dont la connaissance est bien accomplie, le Sage dont la sagesse est bien accomplie, et c’est Lui dont sont accomplis tous les genres de noblesse et de prédominance. C’est Lui Dieu. Transcendance à Lui.

Al A’mach : Il est le Maître dont la prédominance a atteint la plénitude.

Qatâda, al Hasan : Il est Celui qui reste après ce qu’Il a créé.

Al Hasan aussi : c’est le Vivant, l’Agent Suprême, qui n’a pas de fin.

Ibn Mas’ud, az Zahhâk, as Suddy : Dieu, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons c’est Celui qui n’a pas de trou.

Ach Chub’by : c’est Celui qui ne mange ni ne boit.

Al Hâfidh Abou al Qâsim at Tabarâni : tous ces avis sur les attributs de notre Seigneur sont justes.

3. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus

Créateur de cieux et de la terre. Comment aurait-Il un enfant, quand Il n’a pas de compagne? C’est Lui qui a tout créé, et Il est Omniscient. (6/101)

Et ils ont dit : « Le Tout Miséricordieux S’est attribué un enfant! » Vous avancez certes là une chose abominable! (19/88-89); Et ils dirent : « Le Tout Miséricordieux s’est donné un enfant ». Pureté à Lui! Mais ce sont plutôt des serviteurs honorés. Ils ne devancent pas Son Commandement et agissent selon Ses ordres. (21/26-27)

L’Envoyé a dit : Dieu (le Très-Haut) dit : « Le Fils d’Adam me dément, pourtant il ne devrait pas le faire. Il me fait des injures, pourtant il ne devrai pas le faire. Son démenti consiste à dire que Je ne peux le faire recommencer comme Je l’avais fait au début. Quand à son injure, elle consiste à dire : « Dieu a adopté un enfant ». Or, Je suis Dieu l’Absolu, qui n’engendra ni ne fut engendré, et de qui nul n’est l’égal. »

Ar Rabî’ ibn Anas : Il est Celui qui n’engendra ni ne fut engendré. On dirait que cette suite : Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus est une explication de ce qui précède.


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