Exégèse de la sourate 111 : Les fibres
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Les circonstances de la révélation de cette sourate

D’après Ibn ‘Abbâs (que Dieu l’agrée) : Lorsque fut révélé ce verset : {Et avertis les gens qui te sont les plus proches} le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) se dirigea vers le mont As-Safâ et l’escalade, puis poussa un cri d’avertissement. Les gens se demandèrent alors qui appelait ainsi. Connaissant que c’était Muhammad, ils allèrent le retrouver.
– Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé! les Banû untel! Hé les Banû ‘Abd Manâf! Hé! les Banû ‘Abd Al-Muttalib. Quand ils s’étaient tous assemblés, le Prophète leur dit : « Eh bien! Figurez-vous que je vous annonce qu’il y a au pied de cette montagne des cavaliers qui veulent vous attaquer, me croiriez-vous? ».
– « Certes oui, répondirent-ils, car, tu n’as jamais menti ».
– « Eh bien! reprit-il, je vous avertis que vous êtes menacés d’un châtiment terrible ».
– « Que tu périsses!, s’écria Abou Lahab, est-ce pour cela que tu nous as rassemblés? ».
C’est alors que fut révélé ce verset : {Que périssent les deux mains de Abou Lahab}, et en fait, il périt. (Mouslim n�307)

2. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu’il a acquis

Quand l’Envoyé appela son peuple à croire en Dieu, Abou Lahab a dit : « Si ce que dit mon neveu est vrai, le Jour de la résurrection je donne en rançon ma fortune et ma progéniture pour éviter le châtiment. » Alors Dieu fit descendre ce verset.

4. de même sa femme, la porteuse de bois

d’après Ibn Abbas : « A la suite de la révélaton de : Que périssent les deux mains d’ Aboû Lahab et que lui-même périsse. », la femme d’Abou Lahab vint alors qu’Abou Bakr était assis aux côtés du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) Abou Bakr dit à ce dernier : si tu t’écartais un peu afin qu’elle ne puisse te nuire,ô Messager de Dieu .
« On s’interposera entre elle et moi . »,fit remarquer le Prophète Quand elle arriva près d’Abou Bakr, elle lui dit :
– « Ton compagnon nous a dénigré , ô Abou Bakr
– « Non, au nom de cet édifice, il n’est pas un poète et n’essaie pas de s’y exercer. »
– Toi, tu le crois. »
Quand elle repartit, Abou Bakr (que Dieu l’agrée) dit au Prophète :
– « N’a -t-elle pas vu? »
– Non, un ange n’avait cessé de me cacher jusqu’à son départ. » (al-Bazzar dans son Mousnad 1/68. Il en dit : sa chaîne de transmission est « belle ». Ce que confirme Ibn Hajar dans Fath al-Bari 8/958)

Elle ne faisait que médire (Mujâhid, Ikrima)

elle jétait des épines sur le chemin de l’Envoyé (Ibn Abbâs, ad-Dahhâk)

5. à son cou, une corde de fibres

La corde de fibres sera de feu (Mujâhid)

Saïd ibn al Musayb : elle avait un collier splendide. Alors elle a dit : « Sûr que je le dépenserai contre Muhammad. » C’est pourquoi Dieu lui mettra à la place une corde de fibres au cou.


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