Exégèse de la sourate 105 : L’Eléphant
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Quand le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) s’approcha du col montagneux qui menait vers Makka le jour du traité d’Al-Houdaybiyya, sa chamelle s’agenouilla. Les gens tentèrent en vain de la forcer à se lever. Ils dirent donc que la chamelle Al-Kaswâ était devenue têtue. Le Prophète (paix et bénédiction de Dieu soient sur lui) leur dit : « Al-Kaswâ n’est pas devenue têtue, car cela ne fait pas partie de son caractère, elle a été arrêtée par Celui qui a retenu l’Eléphant ». Ensuite, il ordonna la chamelle de se lever et elle s’exécuta de sitôt [Fat’houl-Bâri : 5/388].

Al-Boukhâri et Mouslim rapportèrent que le jour de la conquête de Makka, le Messager de Dieu () dit : « Certes, Dieu défendit l’Eléphant d’entrer à Makka, Il a accordé à Son Messager et aux croyants la permission d’y entrer. En fait sa sacralité est désormais retournée comme elle l’était hier. Ainsi, que ceux qui sont présents informent ceux qui sont absents » [Fat’houl-Bâri : 1/248, Mouslim : 2/982]

des oiseaux par volées

Hammâd Ibn Salama rapporta de Asim que Zirr relata que ‘Abdoullah et Abou Salama Ibn Abdir-Rahmân disent que « par volées » signifie par groupe.

Ibn Abbâs et Ad-Dahhâk disent tous les deux que le terme Abâbîl signifie que les oiseaux volaient par file, les uns derrière les autres.

Al-Hasan Al-Basri dit qu’Abâbîl signifie par volées successives.

Ibn Zayd, lui, dit qu’Abâbîl signifie différent venant de ci et de là, car les oiseaux venaient de tout part [At-Tabari : 24/605,606.21].

Al-Kasâï dit qu’il entendit des grammairiens dire qu’Abâbîl est le pluriel d’ibil.

Ibn Jarir rapporta qu’Ishâq Ibn Abdillah Ibn Al-Hârith Ibn Nawfal dit au sujet de ce verset qu’il s’agit de groupes similaires de chameaux quand ils marchent en groupes [At-Tabari : 24/606l].

On rapporta aussi qu’Ibn Abbâs dit à ce sujet qu’ils avaient des trompettes comme des becs d’oiseaux et des pattes comme celles des chiens [At-Tabari : 24/6072].

On rapporta aussi que Ikrima dit au sujet de ce verset qu’ils étaient des oiseaux verts qui surgirent de la mer et qui avaient des têtes qui ressemblaient à celles des animaux prédateurs [At-Tabari : 24/607].

Pour sa part, Obayd Ibn Omayr commenta ce verset en disant qu’ils étaient des oiseaux noirs qui venaient de la mer et qui avaient des pierres dans leurs becs et les griffes [At-Tabari : 24/607]. La chaîne de narrateurs de ces récits est authentique.

On rapporta que Obayd Ibn Omayr dit que quand Dieu voulut détruire les gens de l’Eléphant, il envoya sur eux des oiseaux qui venaient de la mer. Chaque oiseau tenait une pierre dans son bec. Ils se rassemblèrent en volées au-dessus des têtes des soldats et se mirent à jeter des pierres sur eux après avoir fait un cri effrayant. Toute pierre qui touchait un homme sur sa tête sortait par son derrière. C’est ainsi que chaque fois qu’une pierre touchait une partie du corps, elle sortait du côté opposé. Ensuite, Dieu envoya un vent violent qui intensifia les coups de pierres et leur donna plus de force. Ainsi, ils furent tous détruits.

Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée

Saîd Ibn Joubayr dit que cela signifie de la paille que le commun des gens appelle Habbour en arabe. Saîd dit aussi qu’il s’agit des feuilles de blé [Ad-Dorroul-Manthour : 8/633]. Il dit que le terme Asf signifie paille et que Makoul se réfère aux feuilles séchées que l’on donne aux animaux.

Al-Hasan Al-Basri dit la même chose.

Ibn Abbâs dit qu’Al-Asf est la couverture de la graine qui ressemble à celle du blé [Al-Baghawi : 4/529].

Ibn Zayd dit qu’Al-Asf sont des feuilles de légumes. Quand les bêtes les consomment, elles les sécrètent en crottes [At-Tabari : 24/699.3].


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