Exégèse de la sourate 102 : La course aux richesses
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1-2. La course aux richesses vous distrait jusqu’à ce que vous visitiez les tombes

‘Abdullàh Ibn Ach-chikhkhir (que Dieu l’agrée) rapporte : « Je me rendis auprès du Prophète alors qu’il récitait {La course aux richesses vous distrait}. Il dit : « Le fils d’Adam dit : « Mes biens! Mes biens! » Or qu’as-tu d’autre, ô fils d’Adam! de tes biens si ce n’est ce que tu as mangé et que tu as ainsi épuisé; ou ce que tu as porté comme vêtements que tu as ainsi usés; ou ce dont tu as fait aumône et que tu as fait parvenir à ses ayants-droit ». (Mouslim)

Ka’b Ibn ‘Iyàd (que Dieu l’agrée) rapporte : « J’ai entendu dire le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) : « A chaque nation une tentation et la tentation de la mienne sera l’argent » ». (At-Tirmidhi)

Al Hasan : La course aux richesses concerne les fortunes et les enfants.

3-4. Mais non! Vous saurez bientôt! (Encore une fois)! Vous saurez bientôt!

cela est une menace suivie d’une seconde menace (al-Hasan).

8. Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices

Abou Hourayra (que Dieu l’agrée) rapporte : « Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) sortit un jour (ou un soir). Il rencontra Abou Bakr (que Dieu l’agrée) et ‘Omar (que Dieu l’agrée). Il leur dit : « Qu’est-ce donc qui vous a fait sortir de vos maisons à pareille heure? ».
Ils dirent : « Par Dieu, la faim, ô Messager de Dieu! »
Il leur dit : « Et moi aussi, par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, c’est cette même faim qui m’a fait sortir. Levez-vous! »
Ils se levèrent avec lui et il alla trouver l’un des Ansârs, mais il n’était pas chez lui. Quand sa femme le vit, elle dit : « Soyez le bienvenu! »
Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : « Où est untel? »
Elle lui dit : « Il est allé à la recherche d’une bonne eau ».
A ce moment survint l’ansàrite. Il regarda le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) et ses deux compagnons puis dit : « Je remercie Dieu car nul n’a aujourd’hui de plus nobles hôtes que moi ».
Il s’en alla et ramena un régime de dattes plus ou moins mûres et dit : « Mangez ».
Il prit ensuite son couteau (pour tuer quelque bête) et le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) lui dit : « Surtout pas la bête laitière ».
Il égorgea pour eux un agneau dont ils mangèrent ainsi que du régime de dattes. Ils burent aussi. Quand ils n’eurent plus ni faim ni soif, le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dit à Abou Bakr (que Dieu l’agrée) et à ‘Omar (que Dieu l’agrée) : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, on vous demandera compte, le jour de la résurrection, de ce dont vous venez de jouir. La faim vous a fait sortir de chez vous puis vous n’y êtes rentrés qu’après avoir joui de ces bonnes choses ». (Mouslim)

Ibn Abbâs : Le bonheur c’est la santé du corps, l’ouïe, la vue. Dieu interrogera les hommes en quoi ils auront utilisé cela, bien que de cela Il soit plus connaissant qu’eux : {L’ouïe, la vue et le coeur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé} (17/36)

Mujâhid : (Vous serez interrogés) sur tout plaisir de l’ici-bas.

al Mughira (que Dieu lui fasse miséricorde) raconte: « Je suis sorti un soir de chez moi alors que toute la ville dormait d’un sommeil de plomb et je me rendis chez Malik ibn Anas. Je l’ai trouvé en train d’accomplir sa prière. Lorsqu’il finit de réciter la sourate al Fatiha, il commença la sourate At-takathur (La course aux richesses) et lorsqu’il arriva au verset: {Et vous rendrez compte alors de vos jouissances éphémères}. Il se mit à pleurer longuement. Il pleurait de plus belle tout en répétant le verset. Son attitude m’absorba à tel point que j�ai oublié la raison qui m�avait mené hors de chez moi. Je suis demeuré accaparé pendant qu’il continuait à réciter le verset et à pleurer jusqu’aux premières lueurs de l’aube, Mâlik accomplit alors une prosternation et je me rendis chez moi. Une fois à la maison, je fis mes ablutions et me dirigeai vers la mosquée pour la prière de l’aube. Mâlik était là entouré de gens qui venaient écouter son enseignement. Lorsque le soleil se leva, je regardai Mâlik au visage splendide toujours plein de lumière ». (Tartib al Madarik , 2/51)


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