Comment le Coran nous demande-t-il de traiter avec lui?

Par Sa Grâce et Sa Miséricorde, Allah, le Très-Haut, a appris aux Musulmans comment traiter avec leur Livre Premier. En effet, plusieurs versets coraniques nous le font savoir:

1- La méditation: «Ne méditent-ils pas le Coran?

Ou y a-t-il des cadenas sur leurs coeurs?».(21)

Cela signifie qu’il faut déployer tous les efforts possibles pour réfléchir à chaque mot, à chaque stipulation, à chaque parabole du Coran, afin d’essayer d’atteindre tout ce qui est accessible de leur portée, et ne pas se contenter de lire ce Livre riche en enseignements de toutes sortes comme une juxtaposition de signifiants (mots) et de belles phrases rhétoriques. Autrement, on risque d’être semblable à ceux dont les coeurs sont verrouillés, imperméables à la lumière du Coran et à ses innombrables bienfaits. Or un coeur privé de l’éclairage du Coran et fermé aux brises du Livre céleste est un coeur à l’air vicié et plongé dans l’obscurité, comme une ruine ou une maison abandonnée. La lumière coranique ne pénètre que dans une oreille attentive à la Parole d’Allah, dans un coeur qui le médite et une âme réceptive à ses pluies irrigatrices.

2- La compréhension:
Car Allah dit: «Oui, Nous avons facilité la compréhension du Coran en vue du Rappel. Y a-t-il quelqu’un pour s’en souvenir?».(22)

Le Coran est clair, explicite et facile à comprendre dans les différentes composantes de son tissu: ses récits, ses leçons à tirer, ses concepts et ses préceptes. Tout ce qu’il renferme constitue des directives et des prescriptions divines visant à nous sortir du cercle de l’oubli et de l’insouciance vers les mondes de la conscience, du rappel et du réveil.

Beaucoup de facteurs nous aident à lire le Coran avec réflexion et méditation, dont:

a)- Lire ce que nous pouvons du Coran, c’est-à-dire ce que nos circonstances nous permettent d’en lire. Lorsqu’Allah nous dit: «Récitez donc ce qui vous est possible du Coran»(23), cela signifie que nous ne sommes pas tenus à lire un nombre déterminé de versets coraniques chaque jour ou à chaque lecture, mais que nous avons la liberté d’en lire ce que nous pouvons. Car ce qui importe avant tout ce n’est pas le nombre de versets ou de Sourates qu’on lit, mais la qualité de la lecture, une lecture marquée par la réflexion et la méditation sur chaque mot et chaque verset que nous récitons.

b)- Lire lentement: Allah dit «Un Coran que Nous avons fragmenté, pour que tu le lises lentement aux gens»(24), afin que les Musulmans apprennent ce Livre divin peu à peu, fragment par fragment. Il est dit d’après la Tradition que le Prophète (P) apprenait aux Musulmans chaque fois dix versets. Il ne passait aux dix versets suivants qu’une fois qu’ils avaient assimilé les dix précédents. Il va de soi que l’apprentissage ne se limitait pas à la mémorisation des mots et à la compréhension des sens, mais comprenait également l’application des principes et enseignements que sous-tendaient les versets appris.

3- L’Isti’âthah(25) avant la lecture:
Allah dit: «Lorsque tu lis le Coran, demande la protection d’Allah contre le Diable banni»(26), car le propre du Diable est de nous distraire de tout acte de bienfaisance et de toute bonne action par lesquels nous recherchons la proximité d’Allah, puisqu’il a promis et juré: «Je les guetterai sur Ton Droit-Chemin (pour les en éloigner)».(27) Donc pour entrer dans l’univers du Coran sans obstruction, nous nous devons de solliciter la protection d’Allah contre le Diable banni qui fait tout pour nous distraire et nous empêcher de tirer du Livre céleste tout ce qu’il peut nous apporter. En effet, le meilleur protecteur, le meilleur défenseur et le meilleur conjurateur contre les menées subversives du Diable est Allah: «Je cherche la protection du Seigneur des hommes, Roi des hommes, Dieu des hommes, contre le mal du tentateur qui se dérobe furtivement, contre celui qui souffle le mal dans les coeurs des hommes, qu’il soit au nombre des djinns ou des hommes».(28) Autrement nous risquerions de nous contenter de prononcer des mots abstraits ou des signes graphiques machinalement sans chercher à méditer leurs profondes significations, et de terminer ainsi la lecture de la sourate coranique sans en laisser des traces sur notre conscience . Or une telle lecture irréfléchie ou mécanique équivaut à un bavardage, c’est-à-dire inutile.
alhassanain.com


more post like this