Biographie de l’Ayatollah Moussa Sadr

Biographie de l’Ayatollah Moussa Sadr
Moussa Sadr est le fils de l’Ayatollah ol ozma Seyed Sadreddin Sadr. Il est né, en 1929, à Ghom. Il a, fait ses études primaires et secondaires à l’école religieuse de cette ville. I1 a ensuite, obtenu une licence de droit de l’Université de Téhéran. I1 connaissait, parfaitement, le persan et l’arabe, et avait entrepris de publier, avec des personnes partageant les mêmes idées, la revue mensuelle « Maktab Eslam ».

L’Ayatollah Moussa Sadr s’est rendu en 1956, en Irak et a étudié, pendant quatre ans, à l’école théologique de Najaf, la supérieure. Il a rédigé des ouvrages et a prononcé de nombreux discours. Parmi ses ouvrages citons « l’Economie en Islam ».

Il a rédigé un prologue à l’Histoire de la philosophie islamique du Professeur Henri Corbin, et un prologue, au livre « Fatémeh Zahra », de Soleiman Katani.

Il a visité, pour la première fois, le Liban, en 1955. A l’époque, le grand chef spirituel des Chiites, l’Ayatollah Seyed Abdol Hossein Charafeddin était encore vivant. L’Ayatollah Moussa Sadr a été hébergé chez lui. Feu l’Ayatollah Charafeddin à décrit pour les Chiites libanais, son génie, ses avantages et la force de sa direction: Lorsque leur guide est décédé le 30 Décembre 1957; les Chiites libanais. ont demandé, par lettre adressée à Ghom, qu’il soit désigné pour les guider. Le grand Chef religieux iranien de l’époque, l’Ayatollah ol ozmà Boroujerdi a insisté pour qu’il accepte nécessairement, l’invitation. Ainsi, « en I959, l’Ayatollah Moussa Sadr s’est-il rendu au Liban et s’est fixé dans la ville chiite de Sour (Sidon).

Sa présence au Liban a été très bénéfique, du point de vue culturel, social, politique et militaire: De nombreux orphelinats, pensionnats pour orphelins, écoles techniques pour filles et garçons, et diverses associations culturelles ont vu le jour, à son instigation.

Mais plus important encore; il a fondé la Haute Assemblée des Chiites du Liban, en 1967, et en a été choisi, plus tard, comme le Président. Il a fondé, également, en 1975, le mouvement Amal, pour défendre les droits des Chiites du Sud du Liban, devant les agressions militaires entreprises de l’extérieur et de l’intérieur. Il s’est aussi efforcé de mettre fin à la guerre civile au Liban.

La disparition de l’Ayatoullàh Moussa Sadr en Libye
L’Ayatollah Moussa Sadr s’est rendu en visite officielle, le 25 Août ‘1978, en Libye, et a résidé, en tant qu’hôte officiel du gouvernent libyen, à l’hôtel Chatti, à l’Ouest de Tripoli. Il avait déclaré; avant de quitter le Liban, « qu’il allait rendre visite au Général Moamar Kadafi, Président de la Libye. »

Mais les médias libanais n’ont pas fait état de l’arrivée de l’Ayatollah Moussa Sadr et n’ont pas fait, non plus, allusion à son entrevue avec le Général Kadafi. Comme à l’accoutumée, il s’entretenait par télé- phone, pendant ses voyages, avec les responsables de la Haute Assemblée islamique et avec sa propre famille. Or, ses contacts avec le monde extérieur ont été brutalement coupés. L’Ayatollah a été avec deux de ses compagnons, pour la dernière fois, à midi; lé 31 août 1978, en Libye. Après avoir été porté disparu, le gouvernement libyen a annoncé, officiellement, en date du 18 Septembre 1978, ce qui suit:

« Lé guide des Chiites libanais a quitté Tripoli, dans la nuit du 3 Août 1978, avec ses deux compagnons, pour l’Italie. Ses valises ont été retrouvées à l’Hôtel Holiday Inn de Rome »

La justice romaine a annoncé, après investigations, le 12 Juin 1979: « L’Ayatollah Moussa Sadr n’est jamais arrivé, avec ses deux compagnons, en Italie. Il n’a jamais quitté la Libye ». Le gouvernement italien a, officiellement, annoncé aux gouvernements de Syrie, d’Iran et à la Haute Assemblée des Chiites libanais: « l’Ayatollah Moussa Sadr et ses compagnons ne sont jamais arrivés en Italie, et n’ont même pas traversé en transit ce pays  »

Le gouvernement libanais a délégué des agents de sécurité, en Libye et en Italie, pour enquêter, mais le gouvernement libyen s’est opposé à l’entrée de cette équipe. Ils se sont seulement rendus en Italie et ont annoncé, après une longue enquête: « l’Ayatollah Moussa Sadr n’est jamais arrivé en Italie avec ses compagnons et n’a pas quitté la Libye avec le vol mentionné par elle! » La Haute Assemblée islamique des Chiites Libanais a attribué la responsabilité de la disparition de l’Ayatollah Moussa Sadr au Général Kadafi.

Une lueur d’espoir
Le Dr. Vélayati, Ministre iranien des Affaires Etrangères, a déclaré à la conférence de presse du 21 avril dernier, à l’occasion de la Conférence de paix du Tadjikistan, sur la question des quatre diplomates iraniens kidnappés au Liban:

« Outre les quatre diplomates iraniens, le régime sioniste détient, aussi, un religieux; et nous savons qu’ils sont vivants. C’est pourquoi nous ferons tout ce qui est possible, dans le cadre des principes de l’ordre de la République Islamique d’Iran, pour que ces êtres chers soient remis en liberté. » Ce qui est nouveau dans les propos tenus par ce haut responsable politique de notre pays, c’est le fait d’avoir mentionné la détention d’un religieux, apparemment iranien, dans les prisons du régime sioniste.

Certaines personnes, bien informées, en ont déduit que le religieux pourrait être Cheikh Abdol Karim Obeid. Mais les journalistes présents à la conférence sont convaincus que M.Vélâyati faisait allusion à l’Ayatoullàh Moussa Sadr. On apprend au Liban que la nouvelle en question a eu une large répercussion au sein de la population libanaise; « et a suscité de grands espoirs. Cette question est soulevée au moment où le sort de l’Ayatoullàh Moussa Sadr est abordé, sérieusement, par la presse et les milieux politiques et sociaux du Liban. Le 3 Février dernier, les quotidiens libanais « A1 Nahar » et « Al Safir » ont écrit que le Général Kadafi avait proposé, dans une interview, de former une commission d’enquête, composée des représentants du gouvernement libyen, du Hezbollah libanais et de ceux d’un pays tiers ami, pour enquêter sur la disparition de l’Ayatoullàh Moussa Sadr.

 

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La disparition de l’Ayatoullàh Moussa Sadr en Libye

Une lueur d’espoir

source : alhassanain.com


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